Le conflit entre Israël et l’Iran a franchi vendredi 13 juin un nouveau palier dramatique, marqué par des échanges de frappes d’une intensité inédite. La situation a dégénéré après une offensive israélienne contre plusieurs sites nucléaires stratégiques iraniens, déclenchant une riposte massive de Téhéran.
Des frappes israéliennes ciblent des sites nucléaires iraniens
L’opération israélienne a visé deux sites sensibles au cœur du programme nucléaire iranien : l’installation d’enrichissement d’uranium de Fordo, enfouie dans les montagnes à l’ouest de Téhéran, ainsi que le complexe nucléaire d’Ispahan. Selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), la partie en surface de l’usine pilote de Natanz aurait été « détruite ». L’armée israélienne affirme de son côté avoir « démantelé » certaines installations du programme nucléaire iranien.
Si Israël revendique des dégâts significatifs, les autorités iraniennes, par la voix de Behrouz Kamalvandi, porte-parole de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique, ont minimisé l’impact des frappes, évoquant des dommages « limités ».
L’Iran réplique avec une salve de missiles
En représailles, l’Iran a lancé plusieurs vagues de missiles balistiques vers le territoire israélien. « Des dizaines de missiles balistiques iraniens sont en route vers Israël », a confirmé l’armée israélienne, ordonnant à la population de se réfugier dans les abris antiaériens. Des explosions ont été entendues à Jérusalem et Tel-Aviv, tandis que des nuages de fumée s’élevaient au-dessus des gratte-ciel de la capitale économique israélienne.
Les secours israéliens font état d’au moins 34 blessés, dont une femme grièvement touchée. Selon le Magen David Adom, plusieurs victimes ont été prises en charge dans le centre d’Israël après les tirs iraniens.
78 morts en Iran selon Téhéran
L’Iran dénonce, de son côté, de lourdes pertes civiles. Lors d’une réunion d’urgence au Conseil de sécurité de l’ONU, l’ambassadeur iranien a affirmé que les frappes israéliennes avaient fait 78 morts et plus de 320 blessés, en majorité des civils, dont des femmes et des enfants. Téhéran accuse également Israël de mener des « assassinats ciblés » contre des hauts responsables militaires et des scientifiques nucléaires.
Washington en soutien à Israël
Les États-Unis ont confirmé leur implication dans les opérations de défense israéliennes. Un responsable américain a indiqué que les forces américaines participaient activement à l’interception des missiles tirés par l’Iran, sans préciser l’ampleur des moyens engagés.
L’escalade verbale s’accentue
Dans un climat de tension extrême, les deux camps ont durci leur rhétorique. Le guide suprême iranien a averti que l’attaque israélienne mènerait l’État hébreu « à sa ruine », tandis que Benyamin Netanyahou a promis que « d’autres opérations suivront ». Téhéran, de son côté, a averti qu’il ne céderait à « aucune retenue » face à ce qu’il qualifie d’« agression israélienne ».
L’espace aérien iranien fermé, les alertes se poursuivent en Israël
Face à l’instabilité de la situation, l’espace aérien iranien a été fermé jusqu’au samedi. En Israël, après une nuit d’alertes, l’armée a partiellement levé les consignes de confinement, tout en appelant la population à rester proche des abris.
La communauté internationale observe avec inquiétude cette escalade militaire, qui fait craindre un embrasement régional incontrôlable au Proche-Orient.

