Des manifestations, grèves et blocages paralysent lundi plusieurs villes italiennes pour dénoncer les violences à Gaza et réclamer des sanctions économiques et diplomatiques contre Israël. Cette mobilisation survient alors que la France et plusieurs autres pays doivent reconnaître l’État de Palestine à l’ONU, initiative que l’Italie observe avec prudence.
À Rome, des centaines de lycéens se sont rassemblés devant la gare Termini, brandissant des drapeaux palestiniens et scandant « Palestine libre ! ». Parmi eux, Michelangelo, 17 ans, affirme être présent pour soutenir « une population qui est en train d’être exterminée », tandis que Francesca Tecchia, 18 ans, manifeste « pour la première fois » face à ce qu’elle décrit comme une situation humanitaire « trop importante ».
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Dans la capitale, les transports publics sont fortement perturbés : de nombreux bus sont à l’arrêt et le service du métro fonctionne au ralenti. D’autres villes, comme Milan, Turin, Florence, Naples, Bari et Palerme, connaissent également des mobilisations. À Gênes et Livourne, des dockers ont bloqué les quais des ports pour marquer leur soutien à la Palestine.
Les manifestants dénoncent l’inaction du gouvernement ultraconservateur de Giorgia Meloni, proche idéologiquement du président américain Donald Trump, qui reste très prudent sur la question palestinienne. Rome refuse pour l’instant de reconnaître l’État de Palestine et se montre réticente aux sanctions commerciales proposées par l’Union européenne.
Selon un sondage de l’institut Only Numbers, 63,8 % des Italiens jugent la situation humanitaire à Gaza « gravissime », et 40,6 % souhaitent la reconnaissance d’un État palestinien.
La mobilisation intervient dans un contexte dramatique : l’armée israélienne a intensifié ses opérations à Gaza pour tenter d’anéantir le Hamas, responsable de l’attaque du 7 octobre 2023 en Israël, qui avait coûté la vie à 1.219 personnes, majoritairement des civils. Du côté palestinien, le ministère de la Santé de Gaza fait état de 65.062 morts, principalement des civils, depuis le début des représailles.

