La Jordanie a décroché, jeudi 5 juin, un billet historique pour sa toute première participation à une phase finale de Coupe du monde. Cette performance exceptionnelle porte la signature de Jamal Sellami, technicien marocain, qui a su transformer l’équipe nationale jordanienne en une formation redoutable, disciplinée et conquérante. Grâce à une victoire éclatante sur Oman (3-0) et à un concours de circonstances favorables dans le groupe B, les Nashama accèdent au plus prestigieux tournoi de football de la planète, prévu en 2026 aux États-Unis, au Canada et au Mexique.
Sur la pelouse d’Oman, les Jordaniens ont livré un match d’une maîtrise remarquable. Emmenés par un Ali Olwan inspiré, auteur d’un triplé dont un penalty parfaitement exécuté, ils n’ont laissé aucune chance à leurs adversaires. Cette victoire, la plus significative de leur parcours, a définitivement scellé leur qualification directe, mathématiquement assurée avant même la dernière journée des éliminatoires.
Le destin des Nashama s’est également joué à distance. En parallèle, l’Irak, principal rival pour la deuxième place du groupe, s’est incliné face à une solide équipe sud-coréenne (2-0), réduite pourtant à dix après l’expulsion d’Ali Al-Hamadi dès la 26e minute. Cette défaite a scellé le sort des Irakiens et validé le rêve jordanien.
Avec 16 points au compteur, la Jordanie ne peut plus être rattrapée par l’Irak (12 points), tandis que la Corée du Sud, leader du groupe avec 19 unités, assure sa onzième qualification consécutive. Le dernier match face à l’Irak ne sera qu’une formalité pour les hommes de Sellami, qui peuvent désormais savourer leur exploit et préparer sereinement cette grande première mondiale.
Cette performance historique hisse Jamal Sellami au rang de héros national. Successeur d’un autre Marocain, Hussein Ammouta, à la tête de la sélection, l’ancien entraîneur du Raja Casablanca a su imposer sa vision et insuffler une nouvelle dynamique à un groupe jusque-là en quête d’identité. Son passage à la tête des Nashama symbolise l’impact croissant de l’expertise marocaine sur les bancs de touche à l’international, à l’image de ce que d’autres compatriotes réalisent sur le continent africain et au Moyen-Orient.
Au-delà du résultat, c’est une page nouvelle qui s’ouvre pour le football jordanien, qui entre enfin dans le cercle fermé des nations qualifiées pour la Coupe du monde. Une récompense pour un travail collectif, mais aussi la confirmation du savoir-faire marocain qui continue de rayonner au-delà des frontières du Royaume.

