Le transport aérien démarre 2026 sur un rythme soutenu au Maroc. En janvier, le trafic aérien de passagers a progressé de 14,7%, franchissant pour la première fois, pour ce mois précis, le seuil des 3,1 millions de voyageurs. C’est ce qui ressort de la dernière note de conjoncture publiée par la Direction des études et des prévisions financières (DEPF), qui confirme une dynamique solide dès l’entame de l’année.
Cette performance s’appuie sur une double progression. Le trafic international affiche une hausse de 14,9%, tandis que le trafic domestique augmente de 13,1%. Les aéroports marocains bénéficient ainsi à la fois du regain des flux touristiques, du renforcement des liaisons aériennes et de la mobilité interne.
Dans le détail, la croissance s’observe sur l’ensemble des principaux faisceaux géographiques. Les échanges avec l’Europe, premier marché du Royaume, enregistrent une progression de 13,2%. Les liaisons avec l’Afrique s’envolent de 28,9%, traduisant le positionnement croissant du Maroc comme hub régional. Le Moyen et l’Extrême-Orient progressent de 15,9%. Les flux cumulés avec l’Amérique du Nord et du Sud affichent la plus forte hausse, à +30,7%. Les pays du Maghreb, pour leur part, enregistrent une croissance de 13,7%. Cette dispersion géographique de la demande conforte la diversification des marchés émetteurs et limite la dépendance à une seule zone.
Le fret aérien suit la même tendance, bien que sur un rythme plus modéré. En janvier 2026, le trafic de marchandises transportées par voie aérienne progresse de 7,4%. Ce segment demeure stratégique pour les exportations à forte valeur ajoutée et les chaînes logistiques sensibles aux délais.
La dynamique ne se limite pas au ciel. Le transport portuaire confirme également sa robustesse. En 2025, les ports nationaux ont manutentionné 262,6 millions de tonnes de trafic commercial, soit une hausse de 8,9% après une progression déjà marquée de 15,2% en 2024. Le transbordement joue un rôle déterminant dans cette évolution : il bondit de 14,7% et représente à lui seul 50,5% du trafic global à fin 2025. Cette part majoritaire illustre le rôle central des infrastructures portuaires marocaines dans les circuits maritimes internationaux.
Les autres segments affichent également des hausses, quoique plus mesurées. Les importations progressent de 2,8%, les exportations de 1,4%, tandis que le cabotage enregistre une croissance significative de 24,3%. Ce dernier indicateur témoigne d’un renforcement des échanges internes par voie maritime.
Le trafic portuaire de passagers confirme lui aussi cette orientation favorable. Près de 5,6 millions de voyageurs ont transité par les ports marocains en 2025, en hausse de 5,4%. L’activité de croisière connaît une expansion marquée : le nombre de croisiéristes atteint 383.231, soit une progression de 41,7% sur un an. Ce rebond signale le retour soutenu des escales touristiques et l’attractivité croissante des destinations portuaires nationales.
Ces indicateurs convergents traduisent une montée en puissance des flux de mobilité et d’échanges, qu’ils soient aériens ou maritimes. Entre diversification des marchés, consolidation du rôle de hub régional et progression du tourisme, le secteur du transport confirme son poids dans la dynamique économique nationale en ce début de cycle 2026.

