Un drame s’est produit dimanche 27 juillet 2025 sur la plage de Tcharrana, dans la province de Nador. Un jeune homme, en pleine baignade, a trouvé la mort après avoir été violemment percuté par un jet-ski conduit de manière imprudente par un vacancier. Ce tragique accident a profondément choqué les estivants et relancé le débat sur l’absence de contrôle sur les plages de la région.
Dans un communiqué diffusé lundi, la section locale de l’Association marocaine des droits de l’homme (AMDH) a exprimé sa vive préoccupation face à cet incident, qualifié de symptomatique du laisser-aller qui règne sur certaines plages du nord du Maroc. L’association dénonce le manque de surveillance, l’absence de règles strictes encadrant les activités nautiques, ainsi que le défaut de réaction des autorités locales.
L’AMDH appelle à l’ouverture rapide d’une enquête sérieuse et transparente pour déterminer les circonstances exactes du drame et établir les responsabilités. Elle insiste également sur la nécessité d’un encadrement juridique rigoureux de l’usage des jet-skis et autres engins de loisirs marins, avec l’obligation de réserver des zones spécifiques, éloignées des espaces de baignade.
L’association exhorte les autorités territoriales et sécuritaires à agir sans délai, en instaurant des patrouilles de contrôle actives tout au long de la saison estivale. Elle rappelle enfin que le droit à la vie et à la sécurité physique est protégé par les conventions internationales, et qu’il est impératif de mettre un terme au désordre qui menace chaque été la sécurité des citoyens sur les plages marocaines.

