Donald Trump a ravivé une rumeur pour le moins extravagante sur son réseau social, Truth Social. L’ancien président a repartagé un message affirmant que Joe Biden… serait mort depuis plusieurs années. Selon ce post, Biden aurait été “exécuté” en 2020 et remplacé par un double : clone, robot, ou entité sans conscience, selon les versions. Un scénario tout droit sorti d’une fiction dystopique, mais qui circule depuis un certain temps dans certaines sphères conspirationnistes.
Dans les heures qui ont suivi cette publication, les réseaux sociaux se sont enflammés, alimentant la théorie avec force “preuves” visuelles. Certains affirment que la couleur des yeux de Joe Biden a changé au fil du temps. D’autres s’attardent sur la forme de ses oreilles, jugée incohérente entre les différentes apparitions publiques. Sa signature, elle aussi, serait devenue suspecte. Et selon les plus fervents adeptes de cette narration parallèle, le véritable Joe Biden aurait été éliminé par un tribunal militaire dès 2019.
Aucune de ces affirmations n’est appuyée par la moindre source fiable. Pourtant, cette fiction numérique s’ancre dans un terreau fertile : celui de la défiance envers les institutions, accentuée par les débats récents sur l’état de santé du président américain. L’annonce de son cancer de la prostate a ravivé les soupçons, certains insinuant qu’il aurait caché sa maladie tout au long de son mandat. Ses proches rétorquent qu’il ne s’était simplement pas fait dépister depuis plus de dix ans.
Ce type de théorie, aussi invraisemblable soit-il, prospère d’autant plus qu’il trouve un écho spectaculaire sur les réseaux sociaux. TikTok, notamment, a vu naître une vague de vidéos virales analysant en détail le visage de Joe Biden. Des milliers d’utilisateurs se sont amusés ou inquiétés de ses expressions figées, de grimaces étranges ou d’imperfections physiques supposées, y voyant la preuve d’un robot ou d’un sosie programmé. Certains vont jusqu’à comparer des clichés de ses oreilles ou de ses pupilles pour prouver l’existence d’un double.
Une obsession visuelle qui illustre bien à quel point l’image, aujourd’hui, peut devenir le point de départ d’une mythologie numérique.


