Le Joy Forum 2025 a ouvert ses portes jeudi au Boulevard City, transformant la capitale saoudienne en véritable carrefour mondial du divertissement. L’événement, organisé sous l’égide de la General Entertainment Authority (GEA), a réuni dirigeants, stars internationales, créateurs et entrepreneurs venus débattre de l’avenir d’un secteur en pleine mutation et du rôle central que joue désormais l’Arabie saoudite dans cette transformation.
Dès la séance inaugurale, le président de la GEA, Turki Alalshikh, a annoncé plus de 4 milliards de riyals saoudiens (environ 1,07 milliard de dollars) d’investissements destinés à développer de nouveaux projets et événements. Il a salué le soutien du roi Salman ben Abdelaziz Al Saoud et du prince héritier Mohammed ben Salman, rappelant que les progrès spectaculaires du secteur découlaient directement de la Vision 2030, ce plan national qui a propulsé le Royaume parmi les destinations les plus dynamiques pour les industries culturelles et créatives.
Alalshikh a également confirmé l’ouverture cette année de la première phase du projet Qiddiya, incluant le parc d’attractions Six Flags Qiddiya, considéré comme l’un des emblèmes de cette transformation. Selon lui, « le chemin parcouru depuis 2016 est court, mais il est riche en réalisations qui ont changé le visage du pays ».
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La journée a ensuite pris des allures de grand show mondial, réunissant certaines des figures les plus influentes du sport et du divertissement. Dana White, président de l’UFC, a ouvert le bal dans une session intitulée Unconventional Pioneer, où il est revenu sur son parcours et salué l’impact de l’Arabie saoudite sur les sports de combat : « Depuis que Turki Alalshikh est entré dans le monde de la boxe, tout a changé. » À ses côtés, Shaquille O’Neal et Novak Djokovic ont partagé leurs réflexions sur la manière dont les légendes sportives construisent un héritage durable, O’Neal qualifiant les efforts saoudiens de « réussite exceptionnelle qui a redéfini les règles du jeu ».
Le président de la WWE, Nick Khan, et le directeur général de la GEA, Faisal Bafarat, ont pour leur part confirmé l’accord historique qui amènera WrestleMania à Riyad lors de la Riyadh Season 2027. Une évolution majeure pour un pays où, il y a à peine dix ans, le concept même d’« industrie du divertissement » n’existait pas encore.
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Le Joy Forum a aussi donné la parole aux grands acteurs du cinéma, de la télévision et des plateformes numériques. Des personnalités de l’industrie sud-coréenne, dont Lee Byung-hun, Lee Jung-jae et le réalisateur Yoon Je-kyoon, ont exposé leur modèle de production capable de transformer des œuvres locales en succès mondiaux. Les scénaristes Derek Kolstad, Terence Winter et le réalisateur Alik Sakharov ont, eux, évoqué le rôle croissant de la donnée et des partenariats dans la création contemporaine.
Pour Netflix, son vice-président Ben Amadasun a souligné la popularité croissante des productions arabes, citant notamment la série saoudienne AlRawabi School for Girls comme exemple du potentiel régional. Une vision partagée par Adnan Kayal, PDG d’Entertainment & Content chez Sela, qui a affirmé que le Royaume « entre chaque jour dans de nouveaux domaines créatifs » et que « l’histoire du cinéma saoudien ne fait que commencer ».
La journée s’est clôturée sur une note plus légère mais tout aussi symbolique : une session animée par Terry Crews réunissant MrBeast et IShowSpeed, deux des créateurs de contenus les plus suivis au monde. MrBeast a confié avoir bâti son succès sur des idées « folles mais universelles », tandis que Speed a lancé une promesse intrigante : « Je vais inventer un nouveau sport… et le lancer en Arabie saoudite. »
Avec ses panels sur l’intelligence artificielle, l’entrepreneuriat, les parcs à thème, Bollywood et la propriété intellectuelle, le Joy Forum 2025 poursuit ce vendredi un programme qui confirme la stratégie saoudienne : faire du Royaume une plateforme mondiale du divertissement, capable d’attirer investissements, talents et innovations.

