#justicepourghita
Ce qui devait être un dimanche paisible à la plage de Sidi Rahal s’est transformé en tragédie. Ghita, une fillette de quatre ans, a été violemment percutée par un véhicule tout-terrain tractant un jet-ski, alors qu’elle jouait innocemment parmi les vacanciers, le 15 juin dernier. L’accident s’est produit dans une zone censée être sécurisée, mais le conducteur, un jeune homme d’une vingtaine d’années, aurait effectué des manœuvres dangereuses sans se soucier de la foule présente.
Grièvement blessée à la tête et au niveau du visage, Ghita a été transportée d’urgence dans une clinique privée où elle se trouve toujours en soins intensifs, après une lourde intervention chirurgicale. Son état demeure critique. Le drame a profondément ému l’opinion publique, d’autant plus que le père de la victime a révélé avoir reçu des propos choquants de la part d’un proche du conducteur : « Nous avons de l’argent », laissant entendre que la richesse pourrait faire oublier les responsabilités.
Depuis, les réseaux sociaux se sont mobilisés autour du hashtag #JusticePourGhita, dénonçant l’impunité, la négligence et l’insuffisance des mesures de sécurité sur les plages marocaines. L’émotion suscitée par le témoignage du père, dévasté mais digne, appelle à faire de cette affaire une cause nationale. Au-delà du choc, c’est la sécurité des enfants, la réglementation des véhicules motorisés sur le littoral et le droit à la justice pour les victimes qui sont en jeu.
Une enquête a été ouverte pour établir les circonstances exactes du drame et déterminer les responsabilités. En attendant, une famille prie, un père espère et tout un pays réclame justice pour Ghita.


