Les aéroports marocains font face à une tension exceptionnelle sur leurs stocks de kérosène, obligeant les autorités à prendre des mesures préventives pour sécuriser la circulation aérienne. Selon un avis officiel (NOTAM A0080/26) diffusé par l’Office national des aéroports (ONDA) et la direction de l’aviation civile, toutes les compagnies aériennes internationales desservant le Maroc doivent désormais embarquer une quantité suffisante de carburant dès leur point de départ. Les avions gros porteurs sont invités à transporter le maximum de réserves autorisées, tandis que les vols moyen-courriers doivent embarquer une quantité de kérosène couvrant l’aller-retour.
Cette situation découle de perturbations portuaires prolongées liées aux conditions météorologiques défavorables, notamment à Tanger, Jorf Lasfar et Casablanca, qui ont retardé l’accostage des pétroliers et le déchargement des cargaisons. Une source gouvernementale précise que les mesures, bien que strictes, sont temporaires et visent à garantir la continuité des vols sans recourir à des redistributions d’urgence du carburant. Les vols militaires, sanitaires et certains appareils de la Royal Air Maroc bénéficient toutefois d’exemptions.
Le dispositif s’inscrit dans les standards internationaux de sécurité aérienne et reflète l’importance de la gestion stratégique des ressources énergétiques dans le transport aérien. Les opérateurs sont ainsi appelés à optimiser le ravitaillement à l’étranger, minimiser la consommation locale et assurer la fluidité du trafic aérien, en attendant le retour à des conditions portuaires normales dans les prochains jours.

