Pour la première fois depuis le début des manifestations qui secouent le Maroc depuis le samedi 27 septembre, la majorité gouvernementale a réagi officiellement, affirmant sa volonté d’écouter et de répondre de manière responsable aux revendications sociales des citoyens. Dans un communiqué publié mardi 30 septembre, elle a également salué le comportement mesuré des forces de l’ordre, rappelant le respect des procédures légales en vigueur.
Réunie sous la présidence d’Aziz Akhannouch, chef du gouvernement et président du Rassemblement national des indépendants (RNI), et en présence des représentants du PAM et de l’Istiqlal, la majorité a insisté sur le dialogue et la concertation comme seuls moyens de résoudre les tensions sociales, tout en s’engageant à proposer des solutions concrètes et applicables dans les institutions et les espaces publics.
Le communiqué met en avant la prise de conscience des difficultés structurelles du système de santé accumulées depuis des décennies, tout en rappelant que les réformes en cours, telles que la création des groupes de santé territoriaux, la modernisation des hôpitaux et le renforcement des effectifs médicaux, visent à aligner le secteur sur les standards internationaux. Les autorités soulignent que les résultats ne peuvent être immédiats, en raison de l’ampleur et de la simultanéité des réformes.
La majorité a également salué toutes les initiatives visant à ouvrir le débat sur la réforme du système de santé, notamment les propositions des groupes parlementaires d’entendre un exposé détaillé du ministre de la Santé et de la Protection sociale. Le gouvernement se dit ouvert à toutes les contributions susceptibles d’améliorer le secteur et de répondre aux attentes des citoyens.
Enfin, la présidence de la majorité a réaffirmé son engagement à poursuivre la mise en œuvre de son programme basé sur le renforcement de l’État social, en particulier le chantier royal de la protection sociale, les réformes des secteurs de la santé et de l’éducation, le développement de l’investissement public et privé, ainsi que les projets liés au logement, à l’emploi des jeunes, à la gestion de la ressource en eau et à la réforme de la justice pour consolider les acquis en matière de droits et d’État de droit.
La réunion a réuni, outre Aziz Akhannouch, Fatima Zahra Mansouri et Mohamed El Mehdi Bensaid (PAM), Nizar Baraka (Istiqlal), ainsi que plusieurs ministres et dirigeants politiques, dont Rashid Talbi Alami, Mustapha Baytas, Mohamed Saad Barada, Amin Tahraoui, Younes Skouri, Ezzedine El Madawi, Abdeljabbar Rachidi, Riad Mezour et Naima Ibn Yahya.

