Une nouvelle étape vient d’être franchie dans le programme de sécurisation de l’approvisionnement en eau potable de Laâyoune. L’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) engage désormais la phase de contrôle technique des ouvrages de génie civil, au cœur d’une composante stratégique du projet de dessalement d’eau de mer.
Cette mission s’inscrit dans le cadre du renforcement de l’alimentation en eau potable (AEP) de la ville à travers la mise en place d’infrastructures structurantes, notamment une prise d’eau en mer, un émissaire d’amenée, ainsi que des installations de pompage et de prétraitement destinées à alimenter les unités de dessalement existantes et futures.
Un projet technique structurant
Le dispositif envisagé repose sur une architecture technique complète. Il comprend la construction d’une prise d’eau directe en mer, équipée notamment d’une tour de captage dimensionnée pour un débit de 2 m³/s, ainsi qu’un émissaire de plus de 2 kilomètres reliant la mer aux installations de captage.
Le projet intègre également des équipements de pompage, avec plusieurs groupes électropompes destinés à assurer le transfert de l’eau vers les unités de prétraitement. Ces dernières doivent permettre d’atteindre un débit d’eau prétraitée de 667 litres par seconde, extensible à terme pour alimenter à la fois la nouvelle et l’ancienne station de dessalement, portant la capacité globale à 600 litres par seconde d’eau potable.
À cela s’ajoutent des infrastructures annexes, notamment des ouvrages de débourbage, de flottation, des dispositifs de protection contre l’ensablement et la prolifération d’algues, ainsi qu’un système de télégestion destiné à piloter l’ensemble des installations.
Une étape dans la stratégie hydrique
Le coût des prestations de contrôle technique a été estimé à 780.000 dirhams et ce projet s’inscrit dans une dynamique plus large de diversification des ressources en eau, dans un contexte marqué par la pression croissante sur les ressources conventionnelles.
En misant sur le dessalement et sur des infrastructures de captage et de prétraitement dimensionnées pour accompagner l’évolution des besoins, l’ONEE poursuit le déploiement de solutions techniques visant à sécuriser l’approvisionnement en eau potable dans les zones à forte contrainte hydrique.

