Jeudi 14 août 2025, le bitcoin a pulvérisé son précédent record, flirtant avec les 124 514 dollars avant de se replier légèrement autour de 121 533 dollars en fin de matinée GMT. Cette envolée marque un nouveau chapitre dans l’histoire déjà mouvementée de la reine des cryptomonnaies.
La poussée actuelle s’explique par une conjonction de facteurs favorables. Outre une vague d’achats massifs de la part d’investisseurs institutionnels, les États-Unis multiplient les signaux positifs avec une législation pro-crypto et l’ouverture des comptes épargne-retraite aux actifs numériques et autres placements alternatifs. Dans ce climat, des acteurs majeurs comme la société Strategy, détentrice d’environ 3 % du stock mondial de bitcoins, deviennent les symboles d’une adoption à grande échelle.
« La croissance des ETF adossés au bitcoin et l’intérêt croissant des grands investisseurs alimentent directement cette ascension », souligne Rachael Lucas, analyste chez BTC Markets.
En toile de fond, les marchés parient également sur une baisse prochaine des taux directeurs de la Réserve fédérale américaine, probablement dès septembre. Une perspective renforcée par la pression exercée par l’administration Trump sur l’institution monétaire. Résultat : une partie des capitaux se détourne du dollar et des actifs jugés moins rentables pour se tourner vers les cryptomonnaies, considérées comme plus risquées mais potentiellement plus rémunératrices.
L’ether, deuxième cryptomonnaie la plus capitalisée, n’est pas en reste : il a franchi la barre des 4 790 dollars, un niveau qu’il n’avait plus atteint depuis novembre 2021.
Dans un marché où la volatilité est la règle, le franchissement de ce seuil symbolique par le bitcoin pourrait bien rallumer la fièvre crypto et avec elle, les débats sur la place que ces actifs occuperont dans la finance mondiale des prochaines années.

