Le Commandement central des États-Unis, CENTCOM, a formellement rejeté les informations relayées par certains médias évoquant de supposées frappes américaines dans la ville iranienne de Lamerd, le 28 février dernier. Dans une mise au point officielle, son porte-parole, le capitaine Tim Hawkins, affirme que ces allégations ne reposent sur aucun élément vérifié.
Selon les précisions apportées, aucune opération militaire américaine n’a été menée ni dans la ville de Lamerd, ni dans un périmètre de 48 kilomètres autour de celle-ci, lors de la première phase de l’opération « Epic Fury ». Cette déclaration intervient dans un contexte de forte circulation d’images et de contenus viraux attribuant à Washington des frappes sur des zones civiles en Iran.
Le CENTCOM souligne par ailleurs des incohérences techniques dans les éléments visuels diffusés. Les images évoquées ne correspondraient pas à l’armement utilisé par les forces américaines. En particulier, le missile visible ne présenterait pas les caractéristiques du système Precision Strike Missile (PrSM), habituellement employé par les États-Unis. Sa taille et sa configuration seraient davantage compatibles avec un missile de croisière de type Hoveyzeh missile, développé par l’Iran.
Les autorités militaires américaines rappellent, dans ce cadre, leur engagement à respecter les règles du droit international humanitaire, tout en dénonçant des campagnes de désinformation susceptibles d’alimenter les tensions régionales.

