Le Maroc devant la flambée des cours du pétrole
Le déclenchement des hostilités au Moyen Orient, marqué par des frappes américaines et israéliennes en Iran, a immédiatement provoqué une réaction des marchés pétroliers. Le baril de Brent, est passé d’environ 72 dollars à plus de 80 dollars en quelque heures, enregistrant une progression supérieure de 8%.
Crise énergétique dans le Golfe
Le facteur principal d’instabilité demeure le détroit d’Ormuz. Ce passage stratégique assure le transit de près de 20% du pétrole consommé dans le monde, soit entre 15 et 20 millions de barils par jour. Le blocage du trafic maritime a entraîné l’immobilisation de nombreux pétroliers et accentué la tension des prix. Face à la volatilité des prix du marché les pays de l’Opep+ se sont réunis, dimanche dernier pour examiner une augmentation des quotas. Une hausse modérée de l’ordre de 206.000 barils par jour a été annoncée, mais largement inférieure aux 15 millions de barils immobilisés.
Plusieurs scénarios sont envisagés et les experts s’accordent à penser que le prix du baril pourrait se maintenir autour de 75 à 85 dollars. En revanche une escalade régionales frappant les infrastructures critiques pourrait propulser le Brent au-delà de 100 dollars.
Pour les pays arabes exportateurs, la hausse présente un double enjeu, du fait de l’augmentation des recettes budgétaires d’une part et le risque de récession pour l’économie mondiale de l’autre.
Le Marché Marocain
Au Maroc, les effets des fluctuations internationales sont stables. Bien que les opérateurs aient appliqués une hausse de 0,25 dirham en début de mois pour le litre de gasoil et d’essence, elles s’inscrivent dans un contexte de volatilité des prix observé depuis le début d’année. Après des baisses notables enregistrées en janvier de 0,65dirham pour le gasoil t de 0,44 dirham pour l’essence. Au mois de février, les tarifs avaient déjà progressé de 0,25 dirham.
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Ces applications tarifaires diffèrent selon les opérateurs en application des règles du marché libéralisé des carburants ne vigueur depuis 2015.
Une augmentation de 8% de Brent ne se traduit pas automatiquement par une hausse équivalente à la pompe. Le prix du brut représente environ 30% du prix final du carburant. Le reste correspondant aux charges de raffinage, distribution etc..
En outre la transmission des hausses, s’effectue avec un décalage de deux à trois semaines. Les stocks disponibles ont été acheté à un prix antérieur, ce qui amortit temporairement l’impact sur les cours actuels. De ce fait, une progression de 8 à 10% du baril pourrait se traduire par une hausse estimée à quelques centimes par litres.
Actuellement les prix du Gasoil oscillent autour de 10,77 à 10,80 dirhams le litre tandis que l’essence se situe dans une fourchette comprise entre 12,46 et 12,50 dirhams le litre chez les principaux fournisseurs.
Au compteur de Mars:
Afriquia
Gasoil: 10,80 DH
Essence: 12,49 DH
Winxo
Gasoil: 10,77 DH
Essence: 12,46 DH
Shell
Gasoil: 10,80 DH
Essence: 12,49 DH
Petronim Oils
Gasoil: 10,79 DH
Essence: 12,50 DH



