Une rencontre réunissant experts, chercheurs et acteurs publics et privés a permis d’esquisser de nouvelles pistes pour renforcer l’écosystème digital du Royaume et soutenir ses ambitions économiques.
Rabat a été le théâtre, le 26 novembre, d’un rendez-vous stratégique consacré à la transition numérique du Maroc. Organisé en partenariat avec un centre de réflexion spécialisé, l’événement a rassemblé des spécialistes nationaux et internationaux issus de l’univers de la finance, de la technologie, du secteur public et du monde académique. L’objectif était clair : analyser les leviers capables d’accélérer la transformation digitale et de soutenir l’inclusion financière à l’échelle du pays.
Les échanges ont particulièrement mis en avant le rôle des réseaux de collaboration au sein de l’écosystème numérique. Plusieurs intervenants ont rappelé que l’atteinte des objectifs fixés par la stratégie « Digital Morocco 2030 » dépendra de la capacité des acteurs à travailler ensemble et à anticiper les nouvelles menaces technologiques.
Le premier temps fort de la rencontre a porté sur l’impact de la généralisation des paiements dématérialisés et leur contribution à la compétitivité économique. Les participants ont souligné que la digitalisation représente une opportunité majeure pour fluidifier les transactions, élargir l’accès aux services financiers et encourager l’innovation, particulièrement dans les zones où les infrastructures restent limitées.
La sécurité numérique a constitué l’autre pilier central du débat. Les experts ont mis en garde contre l’évolution rapide des risques, notamment ceux amplifiés par les usages croissants de l’intelligence artificielle. Ils ont insisté sur la nécessité de bâtir un environnement de confiance, fondé sur la protection des données, la robustesse des systèmes et une vigilance accrue face aux attaques émergentes.
Les discussions se sont également étendues au positionnement régional du Maroc. Les intervenants ont évoqué les conditions qui permettraient au Royaume de s’affirmer davantage comme hub africain de l’innovation, ainsi que le rôle déterminant du capital-risque dans l’accompagnement des jeunes entreprises technologiques et des projets à fort potentiel.
Au terme de cette journée, les participants ont convergé vers une même conviction : la transformation numérique ne pourra être pleinement réussie que si les opérateurs privés, l’administration et les chercheurs consolident leur coopération. Plusieurs acteurs ont d’ailleurs plaidé pour un dialogue renforcé et des politiques publiques plus adaptées aux spécificités du secteur.
Pour donner une continuité aux réflexions engagées, les organisateurs ont annoncé la signature d’un accord visant à maintenir ce cadre d’échange sur le long terme. L’objectif est de suivre la mise en œuvre des recommandations, d’accompagner l’écosystème et d’approfondir les travaux menés sur la sécurité, l’innovation et l’inclusion financière.


