Les forces de sécurité marocaines ont conduit, au cours du week-end, une opération coordonnée visant à empêcher plusieurs groupes de migrants de franchir illégalement la frontière en direction de Sebta.
Cette action conjointe, mobilisant la Gendarmerie royale, les Forces armées royales et les Forces auxiliaires, s’est déroulée dans les zones boisées situées entre Tanger et Tétouan, connues pour servir de points de rassemblement avant les tentatives d’entrée dans l’enclave espagnole.
Près de 400 ressortissants de pays d’Afrique subsaharienne ont été interceptés, puis redirigés vers d’autres régions du Maroc, notamment l’est et le sud. Parallèlement, 140 citoyens marocains -dont une quarantaine de mineurs- ont été arrêtés avant d’être reconduits vers leurs villes d’origine, parmi lesquelles figurent Béni Mellal, Khouribga, Errachidia, Tinghir, Casablanca, Rabat, Salé et Kénitra.
Cette vaste opération intervient dans un climat de vigilance accrue dans la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima. Les autorités se montrent particulièrement attentives depuis la diffusion, sur les réseaux sociaux, d’appels anonymes incitant la population à se rassembler massivement aux abords de Sebta le 15 octobre.
Afin de prévenir tout mouvement d’envergure, des patrouilles aériennes ont été déployées dans la zone de Belyounès et le dispositif sécuritaire a été renforcé le long de la clôture frontalière. Les services de police de Tanger et Tétouan ont également ouvert des enquêtes pour identifier les instigateurs de ces appels à la mobilisation et au passage irrégulier depuis Fnideq.

