Le Pakistan a convoqué lundi le plus haut représentant diplomatique afghan à Islamabad après l’attaque suicide menée ce week-end contre un poste de police à Bannu, dans le nord-ouest du pays. Les autorités pakistanaises estiment que l’opération aurait été préparée depuis le territoire afghan.
L’attaque, survenue samedi, a d’abord été marquée par l’explosion d’un véhicule piégé au niveau d’un point de contrôle policier, avant qu’un groupe armé n’ouvre le feu sur les forces de sécurité. Selon la police, au moins 15 agents ont été tués.
D’après un haut responsable administratif local cité par l’AFP, les assaillants auraient utilisé de petits drones ainsi que des armes lourdes au cours de l’assaut. Plus de 100 combattants auraient participé à l’opération.
Dans un communiqué, le ministère pakistanais des Affaires étrangères affirme que les premiers éléments de l’enquête, ainsi que les preuves recueillies et les analyses scientifiques, montrent que l’attaque aurait été « planifiée par des terroristes résidant en Afghanistan ».
La province de Khyber Pakhtunkhwa, frontalière de l’Afghanistan, est régulièrement frappée par des attentats et des violences revendiqués par des groupes insurgés hostiles au pouvoir central pakistanais.
Islamabad accuse depuis plusieurs mois Kaboul d’abriter ces groupes armés, une accusation rejetée par les autorités afghanes.

