L’émir du Qatar, Cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, a réitéré jeudi son appel à stopper l’escalade entre les États-Unis et l’Iran et à privilégier la diplomatie pour résoudre la crise régionale. L’annonce fait suite à une attaque iranienne contre l’usine gazière de Ras Laffan, endommageant des infrastructures critiques et perturbant l’approvisionnement énergétique.
Lors d’un entretien téléphonique avec le président français Emmanuel Macron, Al Thani a souligné que la poursuite des frappes contre les installations vitales « constitue une menace directe pour la stabilité régionale et internationale ». Il a insisté sur la nécessité de renforcer les efforts internationaux afin de prévenir un conflit plus large.
Macron a rappelé l’importance de protéger les civils et de garantir la continuité des approvisionnements énergétiques mondiaux. Le Diwan qatari a décrit l’attaque comme « une violation flagrante de la souveraineté du Qatar et une menace pour sa sécurité nationale ».
L’escalade dans la région s’intensifie depuis l’offensive conjointe Israël–États-Unis contre l’Iran fin février, qui aurait fait environ 1 300 morts, dont l’ancien guide suprême Ali Khamenei. Les ripostes iraniennes, incluant missiles et drones, ont touché Israël, la Jordanie, l’Irak et des pays du Golfe, provoquant des dégâts aux infrastructures et perturbant les marchés mondiaux de l’énergie et de l’aviation.

