Le taux de remplissage des barrages a atteint 75,86% affirme Nizar Baraka devant la commission des infrastructures à la Chambre des représentants. Cette hausse est notable comparativement au taux de 40,18% enregistré l’an passé.
Les indicateurs témoignent d’une performance nettement supérieure aux standards habituels : les volumes observés dépassent largement les moyennes saisonnières, confirmant une nette amélioration de la situation hydrique.
Le Royaume a enregistré des réserve de près de 13 milliards de mètre cubes. Comptabilisant à son actif 156 grands barrages d’une capacité de 20,8 milliards de mètres cubes, 18 infrastructures de transfert d’eau et 17 stations de dessalement affichant une capacité de 410 millions de mètres cubes.
Entre la mi-décembre 2025 et la fin avril 2026, le Maroc a connu une séquence pluviométrique particulièrement favorable, avec des apports hydriques estimés à près de 16 milliards de mètres cubes. Ce volume représente l’écrasante majorité des ressources en eau accumulées depuis le début de l’année hydrologique, entamée en septembre.
En outre plusieurs chantiers voient le jour, 4 nouvelles stations de dessalement sont en cours d’oeuvre , 11 projets supplémentaires sont programmés pour accélérer les investissement dans l’hydrique.
Dans cette dynamique, le bassin du Sebou s’impose comme le principal réservoir du pays. À lui seul, il concentre plus de 6,7 milliards de mètres cubes, soit un peu plus de 40 % des apports enregistrés à l’échelle nationale. Tandis que les travaux d’interconnexion entre les bassins de Sebou et le Bouregreg, de même que Oued El Makhazine et Dar Khrofa en cours de réalisation.
La zone rurale n’est pas en reste dans cette vaste dynamique puisque les projets de conduction en eau devraient être acheminés à l’horizon 2027, le ministère prévoit en outre la mise en place d’un système nationale d’alerte précoce aux crus sur la période 2026-20228. Permettant ainsi aux populations à risque de bénéficier d’une protection renforcée face aux risques d’inondation.

