L’élimination de l’Égypte face à l’Argentine en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026 continue de provoquer une vive polémique. Battus 3-2 après avoir mené de deux buts à moins d’un quart d’heure de la fin, les Pharaons contestent plusieurs décisions arbitrales et dénoncent un traitement qu’ils jugent profondément injuste.
Au coup de sifflet final, le sélectionneur Hossam Hassan n’a pas caché sa colère. Pour lui, son équipe avait largement les moyens de se qualifier avant que le scénario du match ne bascule.
« Nous avons été la meilleure équipe. Ce qui s’est passé n’était ni juste ni équitable », a-t-il déclaré au micro de BeIN Sports.
Le technicien égyptien estime notamment que plusieurs décisions de l’arbitre français François Letexier ont lourdement pesé sur l’issue de la rencontre. Il pointe en particulier un but refusé après intervention de la VAR ainsi qu’une faute non sifflée sur Hamdy Fathy, qui aurait pu permettre à l’Égypte de prendre une avance décisive.
Sans accuser directement les instances, Hossam Hassan a laissé entendre que certains facteurs dépassaient le simple cadre sportif.
« Peut-être voulaient-ils maintenir le champion du monde en compétition. Peut-être voulaient-ils que Lionel Messi poursuive son aventure », a-t-il lancé, avant d’ajouter que « certains éléments dépassent parfois les considérations purement techniques ».
Très remonté, le sélectionneur est allé jusqu’à affirmer qu’il ne regarderait plus la Coupe du monde une fois rentré en Égypte, estimant que cette compétition ne garantissait plus l’équité qu’il attend du football.
La frustration est également partagée par les joueurs. L’attaquant Mostafa Ziko, auteur du deuxième but égyptien, a évoqué « des choses étranges que tout le monde a vues », tandis que le gardien Mostafa Shobeir regrettait une qualification qui semblait pourtant à portée de main avant le spectaculaire retour de l’Albiceleste dans le dernier quart d’heure.
La controverse a rapidement dépassé le cadre de la sélection nationale. Figure emblématique du football égyptien et ancien international, Mohamed Aboutrika est lui aussi sorti de son silence. Très critique envers la gouvernance du football mondial, il a vivement ciblé le président de la FIFA, Gianni Infantino.
Selon Aboutrika, les événements récents et plusieurs décisions controversées prises durant le tournoi portent atteinte à la crédibilité de la compétition. L’ancien meneur de jeu estime que ces polémiques nuisent à l’image du Mondial et privent les supporters du plaisir que devrait offrir le football au plus haut niveau.
Cette nouvelle sortie vient alimenter un débat déjà très animé autour de l’arbitrage de la compétition. Après plusieurs décisions contestées depuis le début du tournoi, la rencontre entre l’Argentine et l’Égypte risque de rester l’un des épisodes les plus controversés de cette Coupe du monde 2026.

