Pour la première fois de son histoire, l’or a franchi la barre symbolique des 4.500 dollars l’once ce mercredi, confirmant son statut d’actif refuge dans un environnement mondial sous tension et marqué par des attentes croissantes d’assouplissement monétaire aux États-Unis.
Le métal jaune a atteint un pic à 4.519,78 dollars l’once, soit une progression spectaculaire de plus de 70 % depuis le début de l’année 2025, portée par un regain d’appétit des investisseurs pour les valeurs protectrices face aux incertitudes géopolitiques persistantes.
Cette envolée ne concerne pas uniquement l’or, puisque l’ensemble du compartiment des métaux évolue sur une trajectoire haussière, avec l’argent et le cuivre qui ont eux aussi inscrit de nouveaux sommets, tandis que le platine a retrouvé des niveaux inédits depuis plus de quinze ans.
Sur les marchés financiers, les anticipations jouent un rôle clé, les opérateurs intégrant de plus en plus l’hypothèse d’un cycle de baisse des taux directeurs de la Réserve fédérale à partir de 2026, dans un contexte marqué par un ralentissement de l’inflation et des signaux de fragilité du marché de l’emploi américain.
Cette combinaison entre tensions géopolitiques et perspectives monétaires plus accommodantes continue d’alimenter la dynamique haussière des actifs refuges, plaçant l’or au cœur des stratégies de couverture et de diversification des investisseurs internationaux.
