À New York, le processus de sélection du prochain secrétaire général des Nations unies entre dans une phase d’auditions publiques, au cours de laquelle chaque candidat expose sa vision de la gouvernance mondiale. Parmi les personnalités entendues figure Macky Sall, candidat déclaré à la succession de l’actuel chef de l’organisation.
Selon des informations émanant de l’Assemblée générale des Nations unies et du Conseil de sécurité des Nations unies, ces auditions visent à renforcer la transparence du processus de nomination. Elles offrent aux États membres l’opportunité d’évaluer les orientations proposées par les différents prétendants, dans un contexte marqué par des tensions géopolitiques persistantes et des critiques récurrentes sur l’efficacité du système onusien.
Soutenu par le Burundi, dont la candidature a été transmise via une correspondance conjointe des présidences des deux instances, Macky Sall a présenté un programme centré sur une réforme structurelle de l’organisation. Son document de référence, intitulé Refonder le multilatéralisme pour un monde meilleur, dresse le constat d’un système international fragilisé. Une analyse que partagent plusieurs centres de réflexion, notamment le Brookings Institution et le Council on Foreign Relations, qui pointent un affaiblissement des mécanismes multilatéraux face aux crises contemporaines.
L’approche défendue par l’ancien président sénégalais s’articule autour de trois axes : une meilleure articulation entre paix, sécurité et développement, une revitalisation du multilatéralisme, ainsi qu’un renforcement de la gouvernance interne de l’ONU, notamment en matière de transparence et d’efficacité budgétaire.
Les auditions se poursuivent avec d’autres candidats, dont Michelle Bachelet et Rafael Mariano Grossi, dans un calendrier qui précède les consultations formelles du Conseil de sécurité, étape déterminante du processus de nomination.

