Au lendemain d’attaques d’une ampleur inédite qui ont secoué le Mali, le chef du gouvernement de transition, le général Abdoulaye Maïga, s’est rendu lundi au chevet des victimes hospitalisées. À ses côtés figurait le général Malick Diaw, président de l’organe législatif de la transition.
Cette visite intervient dans un contexte particulièrement tendu, au lendemain d’assauts coordonnés ayant visé Bamako ainsi que plusieurs localités du pays. Ces opérations, menées simultanément, comptent parmi les plus marquantes enregistrées contre les forces armées maliennes ces dernières années. Elles ont notamment entraîné la mort du ministre de la Défense, plongeant le pays dans une séquence de forte instabilité.
Face aux blessés, le chef du gouvernement a tenu à saluer l’engagement des équipes médicales, mettant en avant leur réactivité dans un contexte d’urgence. Dans le même temps, les autorités restent prudentes quant au bilan humain global, évoquant pour l’instant un nombre limité de blessés sans fournir de chiffres consolidés.
Sur le plan sécuritaire, cette offensive marque une évolution : pour la première fois, des groupes séparatistes auraient agi de concert avec le JNIM, organisation affiliée à Al-Qaïda.
Dans ce climat d’incertitude, les autorités appellent à la retenue, insistant sur la nécessité de préserver la cohésion nationale face à une stratégie visant, selon elles, à fragiliser l’État et semer la peur.

