Casablanca vibre désormais au rythme des Shonens et des cosplays. Le Collectif 4.0, studio de création d’expériences connu pour sa capacité à fédérer les familles autour de projets originaux, a lancé « Manga Fl’Mdina ». Ce concept, qui mêle l’esthétique japonaise à l’énergie urbaine de Casablanca, transforme des lieux emblématiques de la métropole en véritables temples de la pop culture.
L’ambition du collectif est claire : briser les barrières entre les générations. Si le manga est souvent perçu comme une passion de jeunesse, « Manga Fl’Mdina » prouve le contraire. « Notre objectif est de créer des moments de partage où l’enfant explique son univers aux parents, tout en découvrant ensemble les arts ancestraux du Japon », explique-t-on au sein du Collectif 4.0.
Le programme est d’une richesse exemplaire. Entre les tournois de jeux vidéo et les défilés de cosplay (art de se costumer en personnages de fiction), les visiteurs peuvent s’initier à la calligraphie traditionnelle (Shodō), à l’art délicat de l’origami ou encore à la gastronomie japonaise. Des ateliers de dessin manga, animés par des illustrateurs locaux et internationaux, permettent aux talents émergents de Casablanca de perfectionner leur trait sous l’œil bienveillant de professionnels.
Ce n’est pas un hasard si le Collectif 4.0 a choisi cette thématique. Le Maroc figure parmi les plus grands consommateurs de mangas et d’animés dans le monde arabe et en Afrique. Cette passion, qui a débuté devant les écrans de télévision dans les années 90, est devenue une véritable sous-culture structurée.
En investissant la « Mdina » et ses environs, l’événement souligne également une fusion culturelle intéressante. Le dynamisme de la jeunesse marocaine se marie parfaitement avec les valeurs de persévérance et de créativité véhiculées par les œuvres japonaises.
Soutenu par des partenaires institutionnels et privés, « Manga Fl’Mdina » s’inscrit dans la lignée des projets « Maroc, Terre de cultures ». L’accessibilité est au cœur de la démarche, avec des tarifs pensés pour les familles, permettant ainsi à un large public de s’évader le temps d’un week-end vers le pays du Soleil-Levant sans quitter les boulevards de Casa.
Une chose est sûre : avec « Manga Fl’Mdina », le Collectif 4.0 confirme son rôle d’agitateur culturel majeur, capable de transformer une passion de niche en un événement populaire et fédérateur, renforçant au passage l’attractivité culturelle de la capitale économique.

