Le bras de fer entre les professionnels de l’authentification et les pouvoirs publics marque une pause. L’instance représentative des adouls a décidé de suspendre la grève ouverte qui paralysait le secteur, appelant l’ensemble des praticiens à reprendre leurs activités dès le mercredi 29 avril 2026 sur l’ensemble du territoire national.
Cette décision intervient dans un contexte marqué par des évolutions récentes du dossier revendicatif. Elle fait notamment suite à l’adoption, le même jour par le Chambre des représentants, du projet de loi n°16.22 encadrant l’exercice de la profession, assorti de plusieurs amendements et dispositions nouvelles.
Dans son communiqué, l’instance professionnelle reconnaît que le texte adopté ne répond pas à l’ensemble des revendications jugées prioritaires, notamment celles liées à l’indépendance du métier et à sa modernisation. Malgré ces réserves, elle justifie la suspension du mouvement par un contexte qualifié de « délicat », invoquant un sens des responsabilités professionnelles et nationales, ainsi que la nécessité d’assurer la continuité du service d’authentification au profit des citoyens.
L’organisation souligne également que cette décision s’inscrit dans la continuité d’un parcours revendicatif de longue date, mené pour défendre la dignité de la profession et ses droits. Elle met en avant la mobilisation et la cohésion dont ont fait preuve les adouls durant cette période de contestation.
Parallèlement, la structure annonce son intention d’engager des recours juridiques contre certaines dispositions du texte, qu’elle estime contraires aux principes constitutionnels et aux acquis de la profession. Cette démarche s’inscrit dans le cadre des voies légales disponibles pour contester des dispositions jugées litigieuses.
Enfin, les représentants des adouls assurent qu’ils resteront mobilisés pour suivre la mise en œuvre du nouveau cadre législatif et poursuivre leur plaidoyer, avec l’objectif d’améliorer la qualité des services d’authentification tout en garantissant l’indépendance et la reconnaissance de la profession.

