Le rapprochement entre universités et entreprises franchit une nouvelle étape au Maroc. La Confédération générale des entreprises du Maroc et le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation ont signé une convention-cadre destinée à renforcer durablement l’adéquation formation-emploi, avec en ligne de mire une meilleure insertion professionnelle des diplômés et une réponse plus rapide aux besoins du tissu économique national.
Signé par Chakib Alj et Azzedine El Midaoui, cet accord marque une volonté commune de structurer la coopération entre le monde académique et l’entreprise. Les deux institutions entendent passer d’initiatives ponctuelles à un partenariat organisé, capable d’accompagner les mutations technologiques et les exigences croissantes de compétitivité.
Les autorités misent sur ce dispositif pour réduire l’écart entre les compétences acquises à l’université et les attentes réelles du marché du travail. L’accord prévoit notamment l’implication des acteurs économiques dans l’actualisation des programmes de formation, le renforcement des stages et de l’alternance, ainsi que le développement de dispositifs d’accompagnement vers l’emploi. La formation continue des salariés figure également parmi les priorités, tout comme l’identification anticipée des besoins en compétences à court et moyen termes.
Les chiffres avancés par le patronat illustrent l’ampleur de l’enjeu. Le Maroc compte près de 1,1 million d’étudiants, dont plus de la moitié sont des femmes. Chaque année, plus de 150.000 diplômés rejoignent le marché du travail, auxquels s’ajoutent environ 11.000 ingénieurs. Pour les signataires, la priorité consiste désormais à transformer ce potentiel humain en compétences directement opérationnelles pour l’économie.
Au-delà de la formation initiale, la convention prévoit aussi l’organisation régulière de rencontres entre universités et entreprises afin d’assurer un suivi continu des besoins sectoriels. Les fédérations professionnelles et les représentations régionales du patronat seront mobilisées pour ancrer cette dynamique dans les territoires et garantir son application concrète.
Les deux parties considèrent cet accord comme un point de départ. L’objectif affiché est de bâtir un écosystème intégré associant formation, recherche et innovation, capable de soutenir durablement la compétitivité économique tout en facilitant l’accès des jeunes diplômés à l’emploi.


