Maroc : la croissance économique attendue à 5,6% en 2026 selon BAM
À l’issue de la première réunion trimestrielle de 2026, la Banque centrale insiste sur l’impact décisif des conditions climatiques. Les pluies régulières observées cette année devraient favoriser une reprise marquée de la production agricole. La récolte des trois principales céréales est attendue à 82 millions de quintaux, sur une superficie emblavée de 3,9 millions d’hectares.
Cette amélioration devrait se refléter directement dans les performances économiques nationales. Après une progression estimée à 5% en 2025, la valeur ajoutée agricole pourrait bondir de 14,4% en 2026. Une évolution qui reste toutefois liée à des facteurs conjoncturels. La Banque centrale prévoit déjà un recul de 5,3% en 2027, en cas de retour à une campagne céréalière moyenne, ce qui illustre la sensibilité persistante du secteur aux conditions climatiques.
Dans le même temps, les activités non agricoles continuent d’assurer un certain équilibre. Leur rythme de croissance devrait se maintenir autour de 4,5%, soutenu par les investissements dans les infrastructures économiques et sociales. Les grands chantiers, la modernisation des équipements et les projets structurants participent à consolider la résilience de l’économie nationale.
La combinaison d’un secteur agricole en reprise et d’activités non agricoles solides explique la dynamique attendue en 2026. Elle met aussi en lumière les défis structurels, notamment la nécessité de limiter la dépendance aux aléas climatiques et de renforcer des moteurs de croissance plus stables.
À plus long terme, le ralentissement anticipé à 3,5% en 2027 rappelle que ces performances restent tributaires de facteurs temporaires. L’enjeu demeure l’installation d’une croissance plus régulière, moins exposée aux cycles agricoles et mieux ancrée dans la durée.



