La Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a formellement démenti les informations circulant sur les réseaux sociaux faisant état d’enlèvements d’enfants liés à un prétendu trafic d’organes au Maroc.
Dans un communiqué diffusé pour rassurer l’opinion publique, l’institution sécuritaire affirme qu’aucun cas de ce type n’a été enregistré par les services de police et annonce l’ouverture d’enquêtes judiciaires pour identifier les auteurs de ces publications trompeuses.
Les autorités précisent que les mécanismes officiels de signalement n’ont relevé aucune alerte correspondant aux faits évoqués en ligne. Les plateformes numériques dédiées aux disparitions d’enfants, notamment « E-بلاغ » et le dispositif « طفلي مختفي », n’ont reçu aucun signalement lié à des enlèvements criminels ou à un quelconque trafic d’organes. Ces systèmes, mis en place pour permettre une réaction rapide des services compétents, demeurent les principaux canaux de coordination entre citoyens et autorités en cas de disparition inquiétante.
Selon les services de veille informationnelle de la DGSN, l’origine de ces rumeurs provient de la republication d’anciennes vidéos montrant des disparitions de mineurs sans caractère criminel. Sorties de leur contexte initial, ces séquences ont été présentées à tort comme des enlèvements récents, alimentant une vague d’inquiétude parmi les familles.
La propagation massive de ces contenus a entraîné plusieurs signalements de tentatives supposées d’enlèvement. Les vérifications effectuées par les services de sécurité ont cependant écarté toute piste criminelle. Les situations rapportées ne présentent aucun lien avec des réseaux organisés ni avec des activités de trafic d’organes, soulignent les enquêteurs.
Face à l’ampleur de la désinformation, les services de police judiciaire ont engagé des procédures sous la supervision des parquets compétents afin d’identifier les personnes impliquées dans la diffusion de ces fausses nouvelles. Les autorités rappellent que la propagation de rumeurs susceptibles de troubler l’ordre public expose leurs auteurs à des poursuites prévues par la loi.
Cette mise au point intervient dans un contexte marqué par une sensibilité accrue de l’opinion publique aux questions de sécurité des enfants. La DGSN appelle les citoyens à s’appuyer exclusivement sur les sources officielles et à faire preuve de vigilance face aux contenus viraux dépourvus de fondement.



