Le Maroc a enregistré la création de 100.776 nouvelles entreprises à fin novembre 2025, selon les données publiées par l’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC). Cette dynamique traduit une vitalité soutenue de l’économie nationale, portée par une forte activité commerciale et des initiatives entrepreneuriales variées. Parmi ces entreprises, 72.442 sont des personnes morales et 28.334 des personnes physiques, reflétant une tendance équilibrée entre structures individuelles et collectives.
Le commerce demeure le secteur le plus attractif pour les entrepreneurs, représentant 35,75 % des nouvelles créations. Il est suivi par le bâtiment et les travaux publics associés aux activités immobilières (19,71 %), puis les services divers (17,6 %), le transport (7,69 %) et l’industrie (7,02 %). Les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration concentrent 5,68 % des créations, tandis que les technologies de l’information et de la communication (TIC) représentent 2,91 % et les services financiers 1,84 %. L’agriculture et la pêche, quant à elles, restent minoritaires avec 1,79 %.
La répartition géographique confirme le rôle central des grands pôles urbains dans l’écosystème entrepreneurial marocain. Casablanca-Settat reste en tête avec 31.361 entreprises créées, suivie de Tanger-Tétouan-Al Hoceima (13.935) et Rabat-Salé-Kénitra (12.872). Marrakech-Safi totalise 11.367 entreprises, tandis que Sous-Massa (6.803), l’Oriental (5.670) et Laâyoune-Sakia El Hamra (3.735) complètent le classement. Les régions moins peuplées comme Dakhla-Oued Ed-Dahab (2.757), Béni Mellal-Khénifra (2.497), Drâa-Tafilalet (2.146) et Guelmim-Oued Noun (757) enregistrent des chiffres plus modestes, illustrant l’importance des initiatives locales pour le développement économique régional.
En matière de structure juridique, les sociétés à responsabilité limitée à associé unique (SARL-AU) dominent largement, représentant 64,9 % des nouvelles créations. Les SARL classiques suivent avec 34,4 %, tandis que les sociétés anonymes (SA) et autres formes juridiques ne comptent respectivement que pour 0,2 % et 0,5 %. Cette préférence pour les SARL-AU souligne la simplicité administrative et la flexibilité qu’elles offrent aux entrepreneurs marocains.
Ces chiffres mettent en lumière la vigueur de l’entrepreneuriat au Maroc, renforçant le rôle des grandes métropoles comme Casablanca, Rabat ou Tanger dans la stimulation de l’activité économique. Ils illustrent également la diversité des secteurs porteurs et l’importance de l’accompagnement institutionnel pour favoriser la création d’entreprises et le développement régional.

