Le Royaume du Maroc et la République du Gabon ont réaffirmé, mardi à Rabat, leur volonté de consolider et d’élever leur coopération bilatérale, en mettant l’accent sur les secteurs clés du développement économique et humain.
À l’issue d’une rencontre entre le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, et son homologue gabonaise, Marie-Edith Tassyla-Ye-Doumbeneny, les deux parties ont exprimé leur satisfaction quant à la qualité des relations d’amitié et de coopération entre Rabat et Libreville, ainsi que des liens de confiance unissant les deux Chefs d’État.
Les deux pays ont convenu de renforcer leur partenariat dans des domaines prioritaires tels que l’agriculture, l’agro-industrie, les infrastructures, ainsi que les technologies numériques et l’intelligence artificielle. Ils ont également insisté sur la nécessité d’impliquer davantage le secteur privé afin de dynamiser les échanges économiques et d’accompagner la transformation des économies.
Dans cette dynamique, les deux parties ont souligné l’importance de structurer cette coopération à travers des mécanismes institutionnels renforcés, notamment la tenue prochaine de la Commission mixte de coopération, la relance du Conseil d’affaires maroco-gabonais, ainsi que l’organisation d’un forum économique destiné à soutenir les investissements et la diversification économique du Gabon.
Parallèlement, la cheffe de la diplomatie gabonaise a exprimé, à Rabat, le soutien de son pays aux initiatives portées par le Maroc en faveur du développement du continent africain. Elle a notamment salué les avancées du Processus des États Africains Atlantiques ainsi que l’Initiative Royale visant à faciliter l’accès des pays du Sahel à l’océan Atlantique.
Les deux ministres ont mis en avant le potentiel stratégique de l’espace atlantique africain, appelé à devenir un cadre de coopération renforcée dans des secteurs tels que la sécurité alimentaire, l’énergie, la santé, la logistique et la gestion des ressources. Cette zone est envisagée comme un espace de co-développement et de stabilité régionale.
Enfin, les deux responsables ont souligné que ces initiatives s’inscrivent dans une vision commune de solidarité africaine et de développement partagé, traduisant la volonté des deux pays de renforcer leur contribution à l’intégration régionale du continent.

