Guerre Moyen-Orient : Nadia Fettah confirme que le Maroc peut gérer l’impact économique
Face à l’escalade des tensions au Moyen-Orient, le Maroc se tient prêt à amortir tout impact économique. La ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, a affirmé sur BFM TV que le Royaume dispose des instruments nécessaires pour protéger ses équilibres financiers et soutenir ses populations en cas de choc externe. « Le Maroc a le plan d’action qu’il faut », a-t-elle souligné, insistant sur la solidité des fondamentaux économiques et la résilience du pays face à une conjoncture internationale incertaine.
La ministre a rappelé que l’expérience accumulée lors des crises précédentes, qu’elles soient inflationnistes, sanitaires ou climatiques, a permis au Maroc de renforcer ses mécanismes de protection sociale et de consolider ses réserves financières. Les réserves de change solides, la diversification du mix énergétique et une économie qui a démontré sa capacité à absorber les turbulences constituent autant de boucliers face aux fluctuations mondiales.
La question de l’énergie reste au cœur des préoccupations. Alors que la loi de finances 2026 a été construite sur la base d’un prix du pétrole de 65 dollars le baril, le marché international affiche déjà un cours autour de 85 dollars. Nadia Fettah a expliqué que le Royaume est en mesure d’absorber cette hausse et que la consommation de gaz, principalement domestique, limiterait les effets sur l’économie nationale.
Au-delà de l’énergie, la ministre a mis en avant l’attractivité du Maroc pour les investisseurs étrangers. « Notre stabilité politique et économique est un actif stratégique dans un environnement international turbulent », a-t-elle déclaré. Cette stabilité, associée à un tissu industriel en développement et à des compétences humaines qualifiées, fait du Maroc une plateforme solide pour les investissements durables. Le groupe Safran, par exemple, a annoncé 500 millions d’euros d’investissement et la création de près de 800 emplois à travers de nouvelles installations industrielles, illustrant la confiance des acteurs internationaux dans la trajectoire industrielle marocaine.
La stratégie nationale vise également à étendre le succès déjà observé dans l’automobile et l’aéronautique à d’autres secteurs, comme les batteries électriques, les énergies renouvelables et le textile, tout en augmentant le taux d’intégration locale dans les industries à forte valeur ajoutée. Nadia Fettah a insisté sur l’importance de combiner attractivité pour les investissements étrangers et renforcement du tissu industriel local, afin de créer de la valeur et de l’emploi durable.
Enfin, la diversification des partenariats internationaux, avec l’Europe, le Golfe, les États-Unis et la Chine, constitue un autre levier de résilience. Le Maroc, a-t-elle rappelé, reste un pays ouvert et crédible sur la scène internationale, capable d’attirer des investissements structurants tout en favorisant une croissance économique inclusive et équilibrée, notamment dans les secteurs de l’agriculture et du tourisme.



