Le Maroc a franchi un nouveau cap dans la régulation des produits cosmétiques en interdisant l’utilisation de l’Oxyde de Diphényl Triméthylbenzoyl Phosphine (TPO), un composant présent dans certains vernis et gels pour ongles. L’Agence marocaine du médicament et des produits de santé (AMMPS) a annoncé que cette substance, employée comme photo-initiateur pour durcir les gels sous lampe UV, ne pourra plus être fabriquée, importée, distribuée ni utilisée sur le marché national.
Cette mesure repose sur une évaluation scientifique approfondie et sur la nécessité d’aligner la réglementation nationale avec les normes internationales. Les études examinées par l’AMMPS soulignent que l’exposition répétée au TPO pourrait entraîner des effets nocifs pour la santé, confirmant ainsi son profil toxicologique préoccupant.
Concrètement, les professionnels du secteur de la beauté sont sommés de retirer immédiatement de leurs établissements tout produit contenant du TPO. Les consommateurs, eux, sont appelés à vérifier attentivement la composition de leurs vernis et gels pour ongles, afin de s’assurer qu’ils respectent désormais les standards de sécurité. Cette vigilance est jugée indispensable pour limiter les risques liés à une utilisation prolongée.
L’interdiction ne se limite pas à un simple retrait symbolique. Elle constitue un signal fort de la volonté des autorités sanitaires marocaines de protéger la santé publique et d’imposer une rigueur accrue dans le contrôle des cosmétiques circulant sur le marché. Elle reflète également une stratégie d’harmonisation avec les meilleures pratiques internationales, où la toxicité du TPO fait déjà l’objet de débats et de restrictions.
Pour l’AMMPS, la mise en œuvre effective de cette décision dépend de la coopération de l’ensemble des acteurs concernés : fabricants, distributeurs, esthéticiennes et clients. L’agence insiste sur la diffusion rapide de cette mesure et sur l’application stricte de ses dispositions, rappelant que la santé des consommateurs reste la priorité absolue.
En adoptant une telle décision, le Maroc confirme sa détermination à renforcer la sécurité sanitaire des produits de beauté. Au-delà du cas du TPO, ce tournant réglementaire pourrait annoncer un contrôle plus rigoureux d’autres substances utilisées dans les cosmétiques, dans un marché en pleine expansion où les exigences de qualité et de transparence ne cessent de croître.


