La Commission nationale des investissements a validé un nouveau portefeuille de projets d’envergure, confirmant l’accélération de la dynamique d’investissement au Maroc.
Réunie jeudi à Rabat sous la présidence du Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, cette 10e session a approuvé 44 projets représentant un volume global de 86,36 milliards de dirhams, avec à la clé près de 20.500 emplois, dont 9.000 directs.
Cette nouvelle vague d’investissements s’inscrit dans le cadre de la Charte de l’investissement, entrée en vigueur en mars 2023, qui vise à renforcer l’attractivité du Royaume et à mieux répartir les projets sur l’ensemble du territoire. Les projets validés couvrent 19 provinces et préfectures réparties sur 10 régions, traduisant une volonté affirmée de dynamiser les territoires au-delà des grands pôles économiques traditionnels.
Dans le détail, la Commission a donné son feu vert à 30 conventions d’investissement ainsi qu’à 14 avenants dans le cadre du dispositif principal. Les secteurs concernés sont variés et reflètent les priorités économiques du pays : industrie automobile, tourisme, agroalimentaire, énergies renouvelables, santé, infrastructures ferroviaires et aéroportuaires, télécommunications, industrie chimique et parachimique ou encore aéronautique et enseignement supérieur.
L’industrie automobile se distingue comme principal moteur en matière d’emploi, concentrant à elle seule 38 % des postes prévus. Elle est suivie par le tourisme, qui représente 17 % des créations d’emplois, et par l’agroalimentaire avec 12 %. Cette répartition confirme le poids croissant des filières industrielles et exportatrices dans la stratégie de développement du Maroc.
Au-delà du dispositif principal, la Commission a également validé deux projets stratégiques totalisant 12 milliards de dirhams, accompagnés de plus de 2.100 emplois directs, ainsi qu’un avenant. Ces investissements concernent principalement l’industrie chimique et l’industrie automobile, avec des implantations prévues dans les régions de Casablanca-Settat, de l’Oriental et de Tanger-Tétouan-Al Hoceima.
Par ailleurs, quatre projets supplémentaires ont obtenu le statut stratégique. À eux seuls, ils mobilisent plus de 33 milliards de dirhams et devraient générer 4.000 emplois directs, illustrant l’orientation vers des investissements à forte valeur ajoutée.
En toile de fond, le gouvernement met en avant une progression notable des investissements directs étrangers. En 2025, ils ont atteint environ 56,1 milliards de dirhams, soit une hausse de 22 % par rapport au précédent pic enregistré en 2018. Un signal jugé positif dans un contexte international marqué par l’incertitude.
À travers ces décisions, l’exécutif cherche à consolider une trajectoire de croissance portée par l’investissement productif, tout en favorisant l’emploi, notamment pour les jeunes, et en renforçant l’ancrage territorial des projets. La montée en puissance de la Charte de l’investissement semble ainsi commencer à produire ses effets, même si sa pleine mesure dépendra de la concrétisation rapide des projets annoncés.


