Le ministère de l’Intérieur marocain franchit un pas décisif dans la modernisation de l’administration publique avec l’introduction d’un système électronique de suivi de la présence des fonctionnaires. Annoncé par Abdelouafi Laftit, ce dispositif combine pointage électronique, rapports périodiques et campagnes de sensibilisation, dans l’objectif de renforcer la transparence, lutter contre l’absentéisme et améliorer l’efficacité du service public.
Dans une réponse écrite adressée au président du groupe Haraki à la Chambre des représentants, Idriss Sentissi, le ministre a détaillé le fonctionnement de ce dispositif, précisant que le contrôle des horaires d’entrée et de sortie respecte pleinement les lois sur le temps de travail. Chaque année, les listes du personnel font l’objet d’une vérification rigoureuse avant leur transmission au ministère de la Transition numérique, à la Réforme de l’administration et à la Trésorerie générale du Royaume.
Le système ne se limite pas à un simple suivi des présences. Il prévoit des évaluations régulières pour mesurer son efficacité, notamment dans la détection des absences injustifiées. Parallèlement, des campagnes de sensibilisation rappellent que respecter les horaires n’est pas seulement une exigence administrative, mais aussi un engagement éthique envers l’intérêt général. Cette double approche vise à instaurer une culture de discipline professionnelle, de responsabilité et de reddition des comptes au sein de l’administration publique.
Cette initiative s’inscrit dans un chantier plus large de digitalisation, soutenu par les Hautes Orientations Royales. La dématérialisation des procédures, l’utilisation des identités numériques et l’amélioration des portails de services rapprochent l’administration du citoyen, tout en réduisant la bureaucratie et les interactions susceptibles de générer des dysfonctionnements. Selon le gouvernement, ce nouvel arsenal technologique devrait contribuer à accélérer les délais de traitement et renforcer la qualité des services publics à travers tout le royaume.
La mise en place de ce dispositif reflète la volonté de l’État de conjuguer innovation technologique et rigueur administrative, pour une administration plus performante et davantage centrée sur les besoins des citoyens.

