Maroc : le report des vacances scolaires après l’Aïd el-Fitr débattu au Parlement
Le débat autour du calendrier scolaire refait surface au Maroc. La question du report de la troisième vacance intermédiaire à après l’Aïd el-Fitr a été officiellement portée au Parlement, relançant les discussions entre responsables éducatifs, enseignants et parents d’élèves.
Le conseiller parlementaire Khalid Satti, représentant de l’Union nationale du travail au Maroc à la Chambre des conseillers, a adressé une question écrite au ministre de l’Éducation nationale, du préscolaire et des sports afin de savoir si le gouvernement envisage d’adapter la date de cette pause scolaire. L’objectif serait de tenir compte des particularités du mois de Ramadan, période durant laquelle le rythme quotidien des élèves, des enseignants et du personnel administratif est profondément modifié.
Selon le parlementaire, la coïncidence entre la troisième vacance intermédiaire et le mois sacré pourrait limiter l’intérêt pédagogique et le repos attendu de cette pause dans le calendrier scolaire marocain. Plusieurs acteurs du secteur de l’éducation ainsi que des parents d’élèves estiment en effet qu’un report de ces vacances après l’Aïd el-Fitr permettrait aux élèves et aux cadres éducatifs de profiter d’une période de repos dans de meilleures conditions.
Cette proposition viserait également à améliorer l’équilibre du temps scolaire et à réduire la pression académique durant cette phase de l’année scolaire. Elle pourrait, selon ses défenseurs, favoriser de meilleures conditions d’apprentissage et soutenir la qualité des enseignements.
Toutefois, l’idée ne fait pas l’unanimité. Certains enseignants rappellent que le calendrier scolaire est annoncé bien à l’avance et sert de référence pour l’organisation personnelle et professionnelle de nombreux acteurs du secteur. Modifier la date des vacances pourrait perturber des engagements déjà programmés, comme des voyages, des réservations ou des projets familiaux.
Face à cette situation, plusieurs acteurs éducatifs proposent une solution alternative : prolonger la vacance actuelle de deux à trois jours supplémentaires, sans modifier la structure globale du calendrier scolaire. Une option jugée plus réaliste par certains, d’autant que de nombreux élèves se déplacent déjà pendant la période de l’Aïd el-Fitr ou juste après.
La réponse du ministère de l’Éducation nationale est désormais attendue pour savoir si un ajustement du calendrier scolaire au Maroc sera envisagé durant le mois de Ramadan.


