À Washington, du 20 au 23 août, le Maroc a été mis en avant dans le domaine de la sécurité nucléaire grâce à la participation de Khadija Bendam, vice-présidente du Réseau des femmes arabes en sécurité chimique, biologique, radiologique et nucléaire. Invitée dans le cadre d’une visite technique internationale soutenue par le Département de l’Énergie des États-Unis et l’Office of Radiological Security, l’experte marocaine a pris part à des panels stratégiques, des ateliers et des rencontres avec des institutions américaines spécialisées. Cet événement a rassemblé des représentantes venues d’Égypte, de Jordanie, du Koweït, du Liban, de Tunisie, d’Algérie, des Émirats Arabes Unis et d’Arabie Saoudite, confirmant le caractère régional et stratégique des échanges.
Khadija Bendam a marqué les discussions par une intervention intitulée « Powering Africa’s Future: Nuclear Energy Developments Across the Continent ». Elle y a présenté un état des lieux des projets nucléaires en Afrique, tout en insistant sur la nécessité d’un cadre de coopération durable et sécurisé. Elle a également mis en avant la coopération Sud-Sud comme levier de développement et de stabilité, plaçant la science au cœur des dynamiques de paix et de gouvernance énergétique. Son apport s’est poursuivi au sein d’un panel consacré à la sécurité nucléaire dans la région MENA, où elle a défendu le rôle stratégique du dialogue scientifique pour renforcer la résilience régionale.
Cette reconnaissance internationale s’inscrit dans un parcours déjà distingué. En 2025, Khadija Bendam a été désignée parmi les cent leaders africains emblématiques par le magazine The New Africa et honorée au sein de l’African Leaders Hall of Fame. Ces distinctions consacrent non seulement son expertise scientifique, mais aussi son engagement pour la représentation féminine dans un domaine où les femmes restent encore peu visibles.
La rencontre de Washington s’est conclue par une réunion du réseau AWN-CBRN. Les participantes y ont défini de nouveaux axes de coopération afin de renforcer les synergies entre pays de la région. La présence active de la représentante marocaine illustre le rôle grandissant du Royaume dans les débats internationaux sur la gouvernance nucléaire et confirme son positionnement en tant qu’acteur incontournable dans les questions de sécurité et de développement énergétique.


