À Rabat, la fin du Léopard Business Village n’a pas marqué une conclusion, mais le lancement d’un axe stratégique entre Kinshasa et le Maroc, avec des engagements concrets à la clé.
La clôture du Léopard Business Village, organisé en marge de l’Expo CAN Maroc 2025, a officialisé un tournant dans les relations économiques entre la République démocratique du Congo et le Royaume du Maroc. Plus qu’un simple événement parallèle, la plateforme s’est imposée comme un levier diplomatique et économique structurant.
Durant plusieurs semaines, l’initiative a combiné échanges institutionnels, promotion culturelle et dynamique sportive afin de consolider une coopération Sud-Sud plus opérationnelle. L’ambition affichée : faire converger les intérêts économiques des deux pays vers des projets mesurables et financés.
Une vitrine stratégique pour la RDC
Soutenue au plus haut niveau de l’État congolais et coordonnée par le ministère du Tourisme, l’initiative a été conçue comme un espace d’influence économique. Piloté par le think tank RDC Stratégie, le dispositif a permis de mettre en avant les atouts structurels de la RDC auprès d’acteurs marocains et panafricains.
Décideurs publics, chefs d’entreprise et partenaires institutionnels ont été réunis autour d’un objectif clair : transformer le potentiel congolais en flux d’investissements et en partenariats structurés.
Des partenariats pour enclencher la phase opérationnelle
La cérémonie de clôture a été marquée par la signature de plusieurs accords-cadres et mémorandums d’entente. Ces engagements couvrent notamment la connexion des réseaux d’affaires, l’accompagnement stratégique de projets et le conseil en transformation numérique.
Parmi les axes prioritaires identifiés figurent la digitalisation, l’ingénierie stratégique et la mobilisation des réseaux de dirigeants. Un panel dédié aux perspectives d’affaires entre la RDC et le Maroc a réuni responsables ministériels et acteurs économiques des deux pays, mettant en lumière les opportunités liées à la transformation locale des ressources naturelles et aux mécanismes de sécurisation des investissements.
Les intervenants marocains ont, pour leur part, partagé l’expérience nationale en matière de partenariats public-privé et de structuration financière, ouvrant la voie à des projets pilotes envisagés dès 2026.
La jeunesse comme moteur continental
La dimension générationnelle a occupé une place centrale lors de la clôture, notamment à travers l’initiative EPIK 100, consacrant cent jeunes leaders africains. Un signal fort en faveur d’un leadership africain renouvelé, où capital humain et innovation deviennent des leviers stratégiques.
En refermant ses portes à Rabat, le Léopard Business Village a donc acté la fin d’une étape préparatoire. Mais surtout, il a posé les bases d’un corridor économique entre Kinshasa et Rabat, appelé à structurer une coopération africaine plus intégrée, ambitieuse et orientée vers l’action.

