Le Maroc poursuit le renforcement de ses infrastructures de transport avec un nouvel appui financier de la Banque européenne d’investissement (BEI). Réunis mardi à Rabat, les représentants du Royaume, de la BEI et de l’Union européenne (UE) ont signé deux accords de financement d’un montant global de 365 millions d’euros, destinés à améliorer la résilience des réseaux ferroviaire et autoroutier, tout en soutenant une mobilité plus sûre et plus durable.
Les conventions ont été signées par le directeur adjoint de BEI Monde, Lionel Rapaille, le directeur général adjoint de l’Office national des chemins de fer (ONCF), Mohamed Smouni, le chef de mission adjoint de la délégation de l’Union européenne au Maroc, Daniele Dotto, ainsi que les représentants de la Société nationale des Autoroutes du Maroc (ADM). La cérémonie s’est déroulée en présence de la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, et de la présidente de la BEI, Nadia Calviño.
Le premier accord prévoit un prêt de 50 millions d’euros accordé par la BEI à l’ONCF pour financer le projet de réhabilitation du réseau ferroviaire. Cette enveloppe est complétée par une subvention de 15 millions d’euros de l’Union européenne, destinée à soutenir les travaux de modernisation des infrastructures ferroviaires.
Le second accord porte sur un prêt de 300 millions d’euros en faveur de la Société nationale des Autoroutes du Maroc. Ce financement accompagnera le projet « ADM – Résilience autoroutière », dont l’objectif est d’améliorer la sécurité des infrastructures routières, de renforcer leur capacité d’adaptation face aux risques climatiques et d’assurer une meilleure continuité du réseau autoroutier.
À travers ces deux opérations, la BEI et l’Union européenne entendent accompagner les investissements engagés par le Maroc pour développer des infrastructures de transport plus performantes. Les projets visent à fluidifier les déplacements des personnes et des marchandises, à renforcer la résilience des réseaux stratégiques et à soutenir la compétitivité de l’économie nationale.
Au-delà de leurs retombées sur la mobilité, ces investissements devraient également favoriser une intégration régionale plus étroite et consolider les échanges économiques entre l’Europe et le continent africain, dans un contexte où le Royaume confirme son rôle de plateforme logistique et commerciale entre les deux espaces.
S’exprimant lors de la cérémonie, la présidente de la BEI, Nadia Calviño, a rappelé que le Maroc demeure un partenaire stratégique de longue date pour l’institution financière européenne. Elle a souligné que ces nouveaux financements illustrent la volonté commune d’ouvrir une nouvelle séquence de coopération, centrée sur des projets à fort impact économique et social.
Selon elle, la mission de la BEI au Maroc s’articule autour d’une croissance partagée, du progrès social et du renforcement de la résilience, avec une priorité accordée aux investissements capables de produire des effets durables pour les citoyens et les entreprises.
De son côté, la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, a mis en avant la solidité du partenariat qui unit le Maroc, l’Union européenne et la BEI. Elle a rappelé que cette coopération s’inscrit dans une relation construite depuis près d’un demi-siècle, marquée par cinquante années de partenariat et vingt ans de présence permanente de la Banque européenne d’investissement au Royaume.
Pour la ministre, ces nouveaux accords illustrent une évolution de la coopération entre les deux parties. La relation ne se limite plus au financement de projets isolés, mais s’inscrit désormais dans une vision commune visant un développement plus inclusif, une plus grande cohésion sociale et un renforcement des liens entre l’Europe et l’Afrique.
Le chef de mission adjoint de la délégation de l’Union européenne au Maroc, Daniele Dotto, a, pour sa part, insisté sur la qualité du partenariat entre Rabat et Bruxelles. Il a rappelé que l’Union européenne et la BEI conjuguent leurs moyens financiers et leur expertise technique afin d’accompagner la réalisation d’infrastructures résilientes, capables de soutenir durablement le développement économique du Royaume.
Présente au Maroc depuis près de cinquante ans, la Banque européenne d’investissement s’est imposée comme l’un des principaux partenaires financiers des grands projets structurants du Royaume. Son intervention couvre aussi bien les infrastructures de transport que les secteurs de l’énergie, du climat, de l’eau, de l’éducation ou encore du développement territorial, avec pour ambition de soutenir une croissance durable et de renforcer la cohésion économique et sociale.

