Ce Dimanche 18 janvier à 20h, au stade Moulay Abdellah, les Lions de l’Atlas affrontent le Sénégal en finale de la CAN 2025, à 90 minutes, ou plus, d’un moment appelé à enfin sonner notre jour de gloire.
D’ici la prochaine aube, le Maroc saura ou non s’il a su remporter sa deuxième étoile. Une finale sur notre sol pointe le bout de son nez. Une finale de CAN à domicile. LA finale. Notre finale. Un événement qui a mis cinquante ans à se représenter dans ces conditions, et vingt-deux à redevenir crédible. Une finale qu’on a imaginée mille fois, souvent trop tôt, parfois trop naïvement, mais jamais avec autant de force.
Parce que maintenant, passés les tours, passées les éliminations directes, il n’y a plus de décor à regarder, seule une montagne sénégalaise à gravir. Plus d’étape à valider, seulement la ligne d’arrivée à franchir en premier. Plus de plafond de verre à briser, juste une victoire à aller chercher. Le Maroc est là. En finale. Est maintenant venu le temps de tout simplement la gagner.
Mais une finale ne se gagne pas à l’inspiration seule. C’est même un adage prépondérant dans le foot : les finales ne se jouent pas, elles se gagnent. Et en face, le Sénégal ne vient pas jouer une belle histoire. Il vient défendre un statut. Celui d’une nation qui a su arriver à ce stade de la compétition trois fois en moins de dix ans. Celle une équipe qui sait ce que signifie aller au bout. Qui n’a pas besoin de transcendance pour être dangereuse. Qui n’a pas besoin d’un stade en fusion pour exister. Peut-être même tout le contraire. « Un tronc qui reste dix ans dans le fleuve ne devient pas crocodile », disent les Sénégalais. Force est de constater que, eux, en restant dix ans dans le gratin du football africain, en sont devenus l’élite. Et c’est ce qu’on s’apprête à affronter ce dimanche.
Mais Walid Regragui le sait. Ses joueurs aussi. Ce groupe n’est plus là pour apprendre. Il est là pour conclure. Pour transformer une CAN tendue, parfois imparfaite, en une victoire définitive.
Alors oui, la question se pose. Elle est même légitime. Et à moins d’une lune de le savoir, c’est tout un peuple qui se pose la même question : notre jour de gloire est-il arrivé ?
Espérons que oui.

