Légère amélioration sur le moral, mais pas de rupture sur le fond. Les derniers résultats de l’enquête de conjoncture du Haut-Commissariat au Plan montrent que la capacité projetée des ménages à épargner demeure extrêmement limitée, malgré des perceptions un peu moins pessimistes qu’au trimestre précédent.
Au premier trimestre 2026, seuls 12,1% des ménages estiment pouvoir épargner au cours des douze prochains mois, contre 87,8% qui n’envisagent pas cette possibilité. Si le solde d’opinion sur cet indicateur reste nettement négatif, il s’améliore légèrement par rapport au trimestre précédent, passant de -78,5 à -75,7 points.

Cette amélioration relative ne masque toutefois pas une réalité plus lourde : pour une large majorité des foyers, l’épargne reste hors de portée.
L’autre enseignement majeur de l’enquête concerne la pression persistante sur les prix alimentaires. 93,3% des ménages déclarent avoir constaté une hausse des prix des produits alimentaires au cours des douze derniers mois.

Et les anticipations restent tendues. 78,9% des ménages s’attendent à ce que cette hausse se poursuive dans les mois à venir, contre seulement 2,4% qui envisagent une baisse.
Autrement dit, si le pessimisme recule légèrement sur la capacité future à épargner, les tensions sur le coût de la vie continuent, elles, de dominer le ressenti des ménages.
En creux, ces données disent une chose simple : pour beaucoup de foyers, la priorité reste de tenir, avant même de pouvoir mettre de côté.


