Le Maroc et l’Union européenne ont officialisé, vendredi à Bruxelles, la prolongation de la participation du Royaume au programme PRIMA pour la période 2025-2027.
Cet accord, assorti d’une contribution marocaine de 6,6 millions d’euros, confirme la place du pays dans les dynamiques scientifiques euro-méditerranéennes, en particulier autour des enjeux liés à l’eau, à l’agriculture durable et à la sécurité alimentaire.
Signé par l’ambassadeur Ahmed Reda Chami et le directeur général de la recherche à la Commission européenne Marc Lemaître, l’accord a été conclu en présence du ministre Azzedine El Midaoui et de la commissaire européenne Ekaterina Zaharieva. Une réunion bilatérale en amont a permis de faire le point sur les perspectives de coopération scientifique entre Rabat et Bruxelles.
Un partenariat scientifique consolidé
Lancé en 2018, le Partenariat pour la recherche et l’innovation en Méditerranée (PRIMA) s’est imposé comme un cadre central pour financer des projets collaboratifs entre les pays du pourtour méditerranéen. Il vise à apporter des réponses concrètes à des défis structurels, notamment la rareté des ressources hydriques, la résilience des systèmes agricoles et la durabilité alimentaire.
Dans ce dispositif, le Maroc s’est progressivement affirmé comme un acteur engagé. Depuis le lancement du programme, les équipes marocaines ont participé à 152 projets de recherche, sur un total de 304 à l’échelle des 20 pays partenaires. Ces projets couvrent des domaines stratégiques, allant de la gestion intégrée de l’eau à l’innovation agricole.
Des retombées concrètes pour la recherche marocaine
Au total, ces initiatives ont mobilisé près de 28,4 millions d’euros de financements, dont environ 13,6 millions issus de la Commission européenne et près de 15 millions apportés par le Maroc. Universités, centres de recherche, entreprises et start-up marocains ont ainsi pu accéder à des ressources, des partenariats internationaux et des opportunités de montée en compétences.
Le Royaume ne se limite pas à un rôle de participant : il coordonne actuellement plusieurs projets PRIMA et figure parmi les pays les plus actifs du programme. Cette implication lui permet de renforcer son positionnement scientifique à l’échelle régionale, tout en favorisant l’émergence d’un écosystème d’innovation plus structuré.
Une coopération tournée vers l’avenir
Pour les responsables européens, la reconduction de cet accord s’inscrit dans une logique de continuité. Le Maroc est considéré comme un partenaire fiable, dont les chercheurs contribuent activement aux projets menés dans la région méditerranéenne.
Au-delà des résultats scientifiques, cette collaboration ouvre l’accès à de nouveaux financements, à des dispositifs de renforcement des capacités et à des réseaux de recherche internationaux. Elle s’inscrit également dans une stratégie plus large de soutien à la jeunesse, à l’entrepreneuriat et aux écosystèmes d’innovation.
En prolongeant son engagement dans PRIMA, le Maroc confirme son ambition de peser davantage dans la recherche appliquée aux grands défis méditerranéens, tout en consolidant ses liens avec les institutions européennes.


