Pour leur dernière rencontre avant la trêve estivale, l’Algérie affrontait la Suède ce lundi soir dans la banlieue de Stockholm. Un match-test pour les deux sélections à trois mois de la reprise des qualifications pour la Coupe du monde 2026.
Du côté suédois, de nombreuses absences majeures, dont celles de Kulusevski, Elanga ou encore Gyökeres ont poussé le sélectionneur Jon Dahl Tomasson à aligner un effectif largement remanié. Le gardien Viktor Johansson prenait notamment place dans les cages, en remplacement de Robin Olsen, tandis que la formation nordique conservait son organisation en 3-5-2.
En face, Vladimir Petković devait également faire sans certains éléments clés, notamment Youcef Belaïli, Mohamed Amoura et Himad Abdelli. Le portier Anthony Mandréa débutait dans les cages, alors qu’Ismaël Bennacer et Saïd Benrahma faisaient leur entrée dans le onze de départ, respectivement au milieu et sur l’aile gauche.
Une première période à sens unique
Dès les premières minutes, les Verts se montraient entreprenants. Houssem Aouar déclenchait une accélération avant de décaler Benrahma, dont le centre trouvait Amine Gouiri dans la surface. Ce dernier manquait sa reprise, et Boudaoui, en embuscade, ne cadrait pas sa tentative.
La réaction scandinave ne se faisait pas attendre. Larsson, bien servi dans la surface, butait sur Mandréa à bout portant. Mais la faille était rapidement trouvée : Sema exploitait un ballon mal renvoyé pour inscrire le premier but d’une frappe croisée (1-0, 14e). Avant la pause, le même Sema profitait d’un relâchement défensif algérien pour doubler la mise (2-0, 39e).
Le calvaire continue… puis le sursaut
Au retour des vestiaires, le joueur de Pafos transformait un penalty d’une frappe limpide et s’offrait un triplé (3-0, 50e). Quelques minutes plus tard, Salétros déposait un coup franc direct dans la lucarne, laissant Mandréa sans réaction (4-0, 57e).
Alors que l’on croyait le match plié, l’Algérie se rebellait. Bennacer, d’un tir puissant, redonnait un peu d’espoir (4-1, 64e). Yassine Benzia réduisait encore l’écart après une belle action collective (4-2, 71e). Et à trois minutes du terme, Nabil Bentaleb trouvait la faille d’une frappe enroulée splendide qui ramenait les siens à une longueur (4-3, 87e).
Un résultat amer malgré une belle réaction
Malgré une fin de match à couper le souffle, les Fennecs quittent la pelouse avec une défaite frustrante. Dominés pendant plus d’une heure, ils ont su montrer du caractère en fin de rencontre, mais l’addition reste salée. Cette prestation en dents de scie soulèvera sans doute de nombreuses interrogations à quelques mois d’échéances cruciales.

