L’entrepreneur Mehdi Tazi a été élu jeudi à Casablanca à la présidence de Confédération Générale des Entreprises du Maroc pour le mandat 2026-2029, aux côtés de Mohamed Bachiri. Le binôme a obtenu 3.773 voix sur 4.123 suffrages exprimés, soit 91 % des votes, lors de l’Assemblée générale ordinaire élective de l’organisation patronale.
Seuls candidats en lice, Mehdi Tazi et Mohamed Bachiri succèdent au tandem formé par Chakib Alj et Mehdi Tazi. Cette large victoire conforte leur volonté d’imprimer une nouvelle dynamique au patronat marocain dans un contexte marqué par les transformations industrielles, les défis de compétitivité et les ambitions économiques du Royaume à l’horizon 2030.
Durant leur campagne, les deux dirigeants ont défendu une ligne axée sur l’efficacité opérationnelle et le rapprochement avec les entreprises. Leur programme met en avant plusieurs priorités : l’amélioration du climat des affaires, la simplification des procédures administratives, le soutien aux TPME, ainsi que le renforcement du “Made in Morocco”. Le tandem entend également accélérer la transition énergétique et digitale des entreprises marocaines afin de renforcer leur compétitivité sur les marchés national et international.
Le nouveau président de la CGEM hérite d’une organisation centrale dans le dialogue économique et social du pays. Fondée en 1947, la Confédération affirme représenter plus de 90.000 entreprises à travers 37 fédérations sectorielles et 12 représentations régionales. Son rôle s’est renforcé ces dernières années dans les débats liés à l’investissement, à l’emploi, à la souveraineté industrielle et à la réforme du climat des affaires.

La candidature du duo Tazi-Bachiri avait été validée le 15 avril dernier par le conseil d’administration de la Confédération. Avant le scrutin, les deux responsables avaient multiplié les consultations auprès des fédérations et des structures régionales afin d’élaborer une feuille de route articulée autour de cinq grands axes stratégiques.
Leur mandat s’ouvre dans une période charnière pour l’économie marocaine. Entre la montée en puissance des filières industrielles, l’accélération de la transition numérique, les enjeux énergétiques et les préparatifs liés à la Coupe du monde 2030, le patronat marocain est appelé à jouer un rôle accru dans l’accompagnement des investissements et la création d’emplois.
Le nouveau tandem souhaite également renforcer la présence de la CGEM dans les régions et ouvrir davantage l’organisation aux jeunes entrepreneurs ainsi qu’aux femmes chefs d’entreprise. Une orientation qui traduit la volonté de donner plus de place aux nouvelles générations d’acteurs économiques dans les décisions stratégiques du secteur privé marocain.

