Le ministère des Habous et des Affaires islamiques a franchi un nouveau cap dans la structuration de sa gestion des données. Mardi à Rabat, il a signé une convention avec la Commission nationale de contrôle de la protection des données à caractère personnel (CNDP), actant son adhésion au programme « DATA-TIKA ». À travers cet engagement, l’institution entend aligner ses pratiques sur les exigences de la loi n°09-08 et renforcer la confiance autour de l’utilisation des données à caractère personnel.
Paraphé par Ahmed Toufiq et Omar Seghrouchni, l’accord vise un accompagnement opérationnel du ministère dans la mise en conformité avec le cadre légal en vigueur. La démarche dépasse le simple respect réglementaire : elle place la protection des données au cœur de la gouvernance, comme un levier de crédibilité institutionnelle et de modernisation des services.
Dans leur communication conjointe, les deux parties mettent en avant une ambition claire : instaurer une gestion rigoureuse et responsable des informations personnelles. Pour le ministère des Habous et des Affaires islamiques, cela implique de consolider les mécanismes internes, d’améliorer les pratiques administratives et de garantir le respect de la vie privée des usagers. Cette orientation s’inscrit dans un contexte où les institutions publiques sont de plus en plus attendues sur la transparence et la sécurisation des données.
Le programme « DATA-TIKA », porté par la Commission nationale de contrôle de la protection des données à caractère personnel, s’adresse principalement aux organismes publics. Il propose un cadre d’accompagnement structuré pour faciliter l’application de la loi n°09-08, souvent perçue comme technique et exigeante. À travers ce dispositif, la CNDP entend rapprocher les administrations des standards internationaux en matière de protection des données, tout en tenant compte des spécificités locales.
La Commission s’appuie notamment sur un pôle dédié au secteur public. Celui-ci joue un rôle central dans le suivi des projets de mise en conformité, la résolution des problématiques propres aux administrations et la simplification des démarches juridiques et techniques. Cette approche pragmatique vise à instaurer une culture durable de la protection des données au sein des institutions.
En rejoignant « DATA-TIKA », le ministère des Habous et des Affaires islamiques envoie un signal en faveur d’une administration plus responsable et plus attentive aux droits des citoyens. À terme, cette dynamique devrait contribuer à renforcer la confiance du public dans la gestion des données personnelles et à consolider les fondements d’une gouvernance moderne, en phase avec les enjeux numériques actuels.

