À l’approche du coup d’envoi de la Coupe du monde de la FIFA 2026, la ville de New York a confirmé la création de cinq fan zones officielles gratuites, réparties dans chacun de ses arrondissements. Pensés pour accueillir massivement les supporters, ces espaces permettront de suivre les matches dans une ambiance collective, sans frais d’accès, dans une métropole qui s’attend à une affluence exceptionnelle.
L’annonce a été faite par le maire Zohran Mamdani et la gouverneure de l’État de New York, Kathy Hochul. Initialement envisagées comme payantes, ces fan zones ont finalement été rendues gratuites afin d’élargir l’accès à l’événement. Une orientation assumée par les autorités locales, dans un contexte où les coûts liés au tournoi suscitent déjà des réactions.
Les supporters pourront se rassembler dans plusieurs lieux emblématiques, transformés pour l’occasion en espaces de retransmission et d’animation. À Manhattan, le Rockefeller Center accueillera le public, tandis que le Billie Jean King National Tennis Center dans le Queens et le Brooklyn Bridge Park offriront également des installations dédiées. D’autres sites sont prévus dans le Bronx, à proximité du Yankee Stadium, ainsi qu’à Staten Island, dans un stade de baseball de ligue mineure. Au-delà des retransmissions, ces zones proposeront des animations et des rassemblements festifs autour des rencontres.
Dans l’État voisin, le New Jersey mettra en place une fan zone au Sports Illustrated Stadium, domicile des New York Red Bulls. L’accès y sera toutefois payant, fixé à 10 dollars pour les personnes de plus de 12 ans. C’est également dans cet État que se jouera l’un des matches les plus attendus, opposant le Maroc au Brésil au MetLife Stadium.
Cette ouverture gratuite à New York intervient alors que certaines dépenses liées au tournoi alimentent la controverse, notamment la forte hausse des tarifs de transport vers le MetLife Stadium. Les autorités évoquent des coûts logistiques importants pour justifier ces augmentations, tandis que plusieurs responsables politiques estiment que l’instance organisatrice devrait contribuer davantage à ces charges.
Malgré ces tensions, les retombées économiques attendues restent considérables. Les organisateurs anticipent plus d’un million de visiteurs dans la région et des recettes dépassant les trois milliards de dollars. Une dynamique qui illustre l’ampleur de l’événement et les enjeux qu’il représente pour les villes hôtes.
Dans la majorité des autres villes américaines accueillant des rencontres, les fan zones devraient également être accessibles gratuitement, à l’exception notable de Los Angeles. Une manière de préserver l’accessibilité populaire du tournoi, alors que cette édition, coorganisée avec le Canada et le Mexique, s’annonce comme l’une des plus ambitieuses de l’histoire du football.


