La 3ᵉ édition du Moroccan Short Mobile Film Contest (MMFC) s’est achevée en apothéose, lors d’une cérémonie de clôture empreinte d’émotion, de gratitude et de fierté. Organisé avec le soutien déterminant de la Fondation BMCI Groupe BNP Paribas, cet événement a mis en lumière la force créative d’une jeunesse passionnée par le cinéma mobile.
Ce concours national, qui s’impose désormais comme une référence dans l’univers du film court sur smartphone, a une nouvelle fois prouvé qu’il est bien plus qu’un tremplin artistique : c’est un espace de narration libre, un révélateur de talents bruts, un souffle d’expression venu des quatre coins du Maroc.
Le succès de cette édition tient avant tout à l’engagement inébranlable des partenaires. En tête, la Fondation BMCI, fidèle depuis la première édition, dont le soutien ne se limite pas à l’aspect financier. Il s’agit d’un véritable engagement pour une culture ouverte, inclusive et citoyenne. Par son accompagnement, elle offre une visibilité rare à des jeunes créateurs souvent éloignés des circuits traditionnels. Elle incarne ainsi une vision de la culture comme levier d’égalité des chances et catalyseur d’émancipation.
La cérémonie de remise des prix, animée avec brio par Nisrine Aouzdagh, a rassemblé les finalistes, membres du jury, institutions partenaires et passionnés de cinéma. Chaleureuse, rythmée, et ponctuée de moments de sincérité, elle a célébré l’audace et l’imaginaire de ces cinéastes en herbe. Les œuvres présentées ont touché par leur authenticité, mêlant critique sociale, humour, tendresse, et poésie du quotidien.
Les remerciements n’ont pas manqué. À commencer par ceux adressés au ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication pour son appui institutionnel, et à l’équipe de la Fondation BMCI pour sa rigueur, son écoute et sa bienveillance tout au long de cette aventure.
Mention spéciale au jury, composé de personnalités reconnues du paysage audiovisuel marocain, dont Mustapha Swinga, Alaa Akaaboune et Ayoub Lahnoud. Leur regard affuté et leur sens de la transmission ont permis d’accompagner au mieux les participants, en valorisant l’originalité et la sincérité des démarches artistiques.
Le MMFC dépasse aujourd’hui le cadre d’un simple concours. Il est devenu une communauté vivante, un véritable laboratoire de récits, où se croisent espoirs, mémoires, colères, rêves et esthétiques. Chacune des éditions contribue à bâtir une mémoire collective, filmée à hauteur de poche mais portée par une ambition sans limite.
À travers ce format accessible, le MMFC ouvre une voie nouvelle pour le cinéma marocain. Il démontre que la technique ne prime pas sur l’intention, et que la créativité peut éclore dans les conditions les plus modestes.
Cette édition s’achève, mais l’élan continue. Car si les projecteurs se sont éteints sur la scène de la remise des prix, les idées, elles, continuent de germer. Rendez-vous est déjà pris pour une 4ᵉ édition qui promet, encore une fois, de surprendre, d’émouvoir et de révéler.

