Réunis à Nairobi, les travaux du sommet “Africa Forward”, consacré aux nouveaux partenariats entre l’Afrique et la France autour de l’innovation et de la croissance, se sont achevés mardi soir dans un climat marqué par la volonté de renforcer les coopérations économiques et sectorielles entre les deux rives. Le Chef du gouvernement marocain, Aziz Akhannouch, y représentait Sa Majesté le Roi Mohammed VI et a pris part à plusieurs séquences de haut niveau aux côtés de dirigeants africains et internationaux.
Au cœur des échanges, un panel consacré à l’architecture financière a réuni des figures majeures, dont le président kényan William Ruto, le président français Emmanuel Macron, ainsi que plusieurs chefs d’État et de gouvernement africains, en présence du secrétaire général des Nations unies António Guterres et de responsables d’institutions financières internationales. Dans ce cadre, Aziz Akhannouch a mis en avant les transformations structurelles engagées par le Maroc sous l’impulsion du Roi Mohammed VI, en particulier le rôle central accordé à l’industrie dans la dynamique économique nationale. Il a souligné la montée en puissance des exportations industrielles marocaines, portée par des filières organisées et compétitives, notamment l’automobile et l’aéronautique, devenues des piliers de la présence du Royaume sur les marchés internationaux.
Le Chef du gouvernement a également coprésidé, aux côtés du président de la République du Ghana John Dramani Mahama, un panel consacré à la souveraineté sanitaire. À cette occasion, il a rappelé que le Maroc a fait le choix stratégique de considérer la souveraineté sanitaire comme un axe structurant de son développement, notamment après les enseignements tirés des récentes crises mondiales. Cette orientation s’inscrit dans une vision plus large visant à renforcer les capacités nationales en matière de production, d’innovation et d’accès aux soins.
La présence marocaine à Nairobi s’est distinguée par une délégation de haut niveau comprenant notamment Leila Benali, Amine Tehraoui, Karim Zidane, ainsi que des responsables diplomatiques et institutionnels tels que Mohamed Methqal et l’ambassadeur du Royaume au Kenya et au Soudan du Sud, Abderrazak Laassel. Le secteur privé n’était pas en reste, avec une participation active de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), conduite par son président Chakib Alj, et composée d’acteurs économiques engagés dans la recherche de nouveaux partenariats.
Co-organisé par le Kenya et la France, ce sommet a réuni responsables politiques, acteurs économiques et représentants d’organisations internationales autour d’un objectif commun : repenser les mécanismes de coopération Afrique–France sur des bases plus équilibrées et pragmatiques. Pour la première fois, cette rencontre de haut niveau a été co-présidée avec un pays anglophone, traduisant une évolution notable dans la géographie diplomatique du dialogue franco-africain.
Les discussions ont également mis en lumière la diversité des acteurs impliqués, allant des États aux entreprises, en passant par les jeunes entrepreneurs, les représentants de la société civile, les artistes et les diasporas africaines. L’ambition affichée est de favoriser des investissements croisés et de faire émerger des solutions concrètes face aux défis économiques, sociaux et sanitaires du continent.
En marge du sommet, Aziz Akhannouch a également pris part au forum d’affaires “Africa Forward : Inspire & Connect”, marqué par des échanges directs entre opérateurs économiques africains et français. La délégation marocaine y a multiplié les rencontres et les ateliers sectoriels, confirmant la volonté du Royaume de consolider sa position de plateforme régionale d’investissement et de coopération économique.
Le sommet s’achève ainsi sur une série d’engagements et de perspectives, dans un contexte où les partenariats Afrique–Europe cherchent à se redéfinir autour de projets concrets et de chaînes de valeur partagées.


