La Chambre des représentants a donné son feu vert, à l’unanimité, au projet de loi n° 61.25 modifiant la loi n° 103.14 relative à la création de l’Agence nationale de la sécurité routière (NARSA). Adopté mardi en séance plénière, ce texte introduit un ajustement ciblé mais stratégique du régime de détachement des fonctionnaires, avec pour objectif de consolider les capacités humaines de l’Agence et d’assurer la continuité du service public.
Présentant le projet devant les députés, le ministre de la Justice Abdellatif Ouahbi a mis en avant un besoin concret apparu au fil de l’application de la loi fondatrice de la NARSA. Le dispositif actuel, qui limite à une seule reconduction le détachement des fonctionnaires issus du département des transports, s’est révélé insuffisant face aux contraintes administratives rencontrées. Plusieurs dossiers d’intégration, pourtant déposés dans les délais légaux, n’ont pas pu être finalisés à temps, notamment en raison de procédures liées à l’avancement de grade ou à l’évaluation professionnelle.
Dans ce contexte, la réforme adoptée prévoit de porter à deux le nombre de renouvellements possibles du détachement. Une évolution qui, selon le gouvernement, répond à une exigence de réalisme administratif tout en préservant l’efficacité opérationnelle de l’Agence. En prolongeant la présence de ces profils expérimentés, la NARSA pourra maintenir la qualité de ses prestations et poursuivre ses missions dans des conditions optimales.
Au-delà de l’ajustement technique, ce changement traduit une volonté de stabiliser les ressources humaines d’un organisme clé dans la politique de sécurité routière. Depuis sa création, la NARSA s’est imposée comme un acteur central dans la prévention des accidents et la régulation du secteur, nécessitant des compétences spécifiques et une continuité dans les équipes.
Le texte adopté s’inscrit ainsi dans une logique d’adaptation progressive du cadre législatif aux réalités du terrain. En offrant davantage de souplesse dans la gestion des carrières des fonctionnaires concernés, il vise à éviter les ruptures dans le fonctionnement des services et à sécuriser les parcours administratifs.
Cette révision, bien que ciblée, répond à un enjeu plus large : celui de garantir la stabilité des institutions publiques face aux contraintes administratives, sans compromettre la qualité du service rendu aux citoyens.

