Depuis plusieurs heures, ses proches vivent dans l’angoisse. Ayoub Ibnoulfassih, journaliste Marocain et père de deux enfants, engagé à bord de la flottille humanitaire « Global Sumud », en route vers Gaza, ne donne plus aucun signe de vie depuis près de trois heures, après l’interception d’une partie des navires par la marine israélienne en Méditerranée orientale.
Selon nos sources, le dernier message envoyé par Ayoub Ibnoulfassih évoquait une situation de plus en plus tendue au large de Gaza. Le Marocain, qui fait partie des 11 ressortissants marocains engagés dans cette flottille humanitaire internationale, expliquait qu’un « protocole d’alerte » venait d’être déclenché après l’interception d’une douzaine de bateaux par les forces israéliennes.
À ce moment-là, l’embarcation sur laquelle il se trouvait naviguait encore en eaux internationales, à près de 200 miles nautiques des côtes de Gaza.
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Depuis, plus aucune communication.
L’inquiétude s’est intensifiée après la publication, sur les réseaux sociaux officiels de la flottille, d’une vidéo préenregistrée dans laquelle le journaliste marocain apparaît face caméra. Dans cet enregistrement, visiblement préparé en cas d’intervention militaire, il affirme que si la vidéo est diffusée, cela signifie qu’il a été « kidnappé par les autorités israéliennes ».
Le jeune homme y lance également un appel aux autorités et aux organisations internationales afin qu’elles exercent des pressions pour obtenir sa libération ainsi que celle des autres participants de la mission humanitaire.
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Lundi, les organisateurs de la flottille « Global Sumud » ont affirmé que dix bateaux avaient été interceptés par Israël et que le contact avait également été perdu avec 23 autres navires composant cette initiative humanitaire internationale. Au total, 54 embarcations participaient à cette nouvelle tentative d’acheminer une aide symbolique vers l’enclave palestinienne assiégée.
Des vidéos diffusées en direct sur les réseaux sociaux montraient des frégates militaires israéliens s’approchant progressivement de plusieurs bateaux civils. Dans un communiqué publié en ligne, les organisateurs ont affirmé que des opérations d’arraisonnement étaient en cours, dénonçant une intervention contre « une mission humanitaire légale et non violente ».
Le ministère israélien des Affaires étrangères avait auparavant averti qu’Israël ne laisserait passer « aucune violation du blocus naval » imposé à Gaza, appelant les participants à faire demi-tour.
Partie du sud de la Turquie jeudi dernier, cette nouvelle flottille réunissait 426 participants issus de 39 pays. Parmi eux figuraient des militants, médecins, humanitaires et soutiens internationaux à la cause palestinienne.
Pour les proches du Marocain disparu des radars, l’inquiétude grandit désormais d’heure en heure. Plusieurs assurent être sans nouvelles directes depuis midi, alors que les communications entre les bateaux semblaient progressivement coupées.
« On suivait son trajet quasiment minute par minute », confie notre source. « Son dernier message parlait d’alerte et de bateaux interceptés. Après ça, silence total. »
Cette nouvelle opération intervient dans un contexte de tensions croissantes autour des flottilles internationales tentant de rejoindre Gaza par voie maritime. Plusieurs initiatives similaires avaient déjà été interceptées ces derniers mois par les autorités israéliennes, donnant lieu à des arrestations et à des transferts de militants vers différents centres de détention.

