À l’approche du mois de ramadan, une campagne citoyenne lancée sur les réseaux sociaux au Maroc appelle à la fixation d’un plafond pour les prix de certains produits alimentaires de base, en particulier les œufs et le sardine. Les initiateurs de cette mobilisation demandent que le prix de l’œuf soit maintenu à un dirham et celui du sardine à 10 dirhams le kilogramme, afin de préserver le pouvoir d’achat des ménages, notamment les familles à revenus modestes, durant cette période de forte consommation.
Selon les porteurs de la campagne, la hausse actuelle des prix s’explique par l’augmentation des coûts de transport et des aliments pour bétail, mais aussi par des pratiques spéculatives saisonnières liées à la demande accrue pendant le ramadan. Ils estiment que les niveaux de prix observés restent largement inaccessibles pour une grande partie de la population et plaident pour un encadrement temporaire, accompagné d’un contrôle renforcé des marchés par les autorités compétentes.
De leur côté, des professionnels de l’aviculture et du commerce du poisson mettent en garde contre un plafonnement des prix qui ne tiendrait pas compte des coûts réels de production. Ils soulignent la nécessité de solutions globales, capables de concilier la protection du consommateur et la viabilité économique des petits producteurs.
Dans ce contexte, l’enjeu principal reste la capacité des pouvoirs publics à assurer la stabilité des prix alimentaires pendant le ramadan, à travers une surveillance efficace des circuits de distribution et une intervention rapide en cas de hausses jugées injustifiées.

